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Liban - Conférence De Presse

Siniora : Éviter de transformer les divergences en conflits

Au cours d'une rencontre avec les journalistes à Saïda, l'ancien Premier ministre et chef du bloc parlementaire « Liban d'abord », Fouad Siniora, a rappelé que les Libanais sont d'accord pour mettre un terme à la présence d'armes palestiniennes hors des camps et à les réglementer à l'intérieur.

L’ancien Premier ministre Fouad Siniora : « L’État ne peut pas résoudre seul tous les conflits. »

Il a aussi précisé que le gouvernement doit être solidaire dans le traitement des dossiers en suspens et qu'il faudrait rétablir le principe de compétence dans les nominations administratives.
M. Siniora a encore demandé aux Palestiniens de comprendre que leurs conflits internes « sont leur plus grand ennemi » et qu'il ne leur sera pas possible ainsi de retrouver leur terre et d'affronter Israël alors qu'ils ne cessent de se déchirer et de porter les armes les uns contre les autres.
Il a dans le même temps condamné les violations israéliennes répétées de la souveraineté libanaise, assurant que les Libanais sont d'accord pour considérer qu'Israël est leur ennemi. Au sujet de la proposition de retrait israélien de la partie occupée du village de Ghajar dans un proche avenir, l'ancien Premier ministre a précisé qu'il a suivi ce dossier de très près, rappelant que l'État hébreu aurait dû se retirer de cette zone en 2006. « Aujourd'hui, a-t-il déclaré, je ne crois plus les promesses. Il faut simplement que toute solution préserve la souveraineté libanaise. J'avais proposé une solution qui consisterait à construire des habitations aux villageois qui ont débordé sur la région libanaise, dans le secteur syrien, pour préserver l'unité de la localité. Mais elle n'avait pas été acceptée... »
M. Siniora a ensuite évoqué des questions qui concernent la ville de Saïda, assurant pour commencer que tout en étant fier de la confiance placée en lui par les habitants de cette ville, il se considère avant tout comme le représentant de tout le peuple. « Mon souci est de servir mon pays et ma cité du mieux que je peux, a-t-il ajouté. En définitive, je me soumets à ma conscience avant d'attendre le jugement des citoyens... »
Il a rappelé que lorsqu'il a présenté sa candidature aux élections, il a défini ses priorités : son attachement à l'État démocratique, juste et ouvert, qui encourage le secteur privé et préserve les libertés, et sa volonté de promouvoir un essor touristique et économique de la ville de Saïda.
Tout en déplorant le fait que les cinq mois qui ont suivi les élections législatives ont été perdus pour les raisons que tout le monde connaît, il a annoncé des projets pour la ville de Saïda, notamment la construction d'un institut technique pour les enfants orphelins, pour laquelle il a réuni la somme de deux millions de dollars, la construction d'une école financée par le sultanat d'Oman et celle d'un hôpital financé par la Turquie...
M. Siniora a insisté sur le fait que « notre principale valeur est celle de l'homme et qu'il faut donc l'aider à s'épanouir et à exploiter ses compétences et son potentiel, en déployant des efforts pour améliorer ses conditions de vie ».
L'ancien Premier ministre a reconnu qu'il existe encore au Liban des sujets de conflit, mais il a précisé qu'il faudrait apprendre à nous respecter les uns les autres pour ne pas transformer les divergences en conflits. « Nous sommes devant une opportunité rare de pouvoir gérer nos divergences en toute démocratie et de façon pacifique. Nous devons trouver les moyens de coopérer tous ensemble et nous sommes dans l'erreur si nous croyons que l'État peut résoudre seul tous les problèmes. Nous devons tous l'aider en collaboration avec le secteur privé et la société civile... » a-t-il ajouté.
Il a enfin rappelé qu'il a toujours plaidé en faveur de relations fraternelles avec la Syrie, même au plus fort de la crise.
Il a aussi précisé que le gouvernement doit être solidaire dans le traitement des dossiers en suspens et qu'il faudrait rétablir le principe de compétence dans les nominations administratives. M. Siniora a encore demandé aux Palestiniens de comprendre que leurs conflits internes « sont leur plus grand ennemi » et qu'il ne leur sera pas possible ainsi de retrouver leur terre et d'affronter Israël alors qu'ils ne cessent de se déchirer et de porter les armes les uns contre les autres. Il a dans le même temps condamné les violations israéliennes répétées de la souveraineté libanaise, assurant que les Libanais sont d'accord pour considérer qu'Israël est leur ennemi. Au sujet de la proposition de retrait...
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