La police indonésienne a indiqué que 7 000 membres des forces de sécurité, dont des unités antiterroristes entraînées par des agents américains, étaient déployées à Bali, notamment dans les bars et les discothèques, à l'occasion de la célébration du Nouvel An. Un porte-parole de la police de Bali, Gede Sugianyar, a toutefois assuré qu'il « n'y avait pas d'indication d'un attentat ».
Par ailleurs, le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, a jugé hier à propos du risque terroriste qu'il existe « des signaux préoccupants également en Italie », même si un paquet découvert mardi à l'aéroport de Milan-Malpensa ne contenait aucune bombe. « Il y a des signaux très sérieux d'une reprise de l'activité terroriste dans le monde entier et il y a des signaux préoccupants en Italie aussi », a déclaré M. Maroni dans une interview à la chaîne publique RAI2. « C'est pour cela que nous avons intensifié l'activité de renseignement et prévu les moyens pour prévenir ou empêcher » toute attaque de ce type, a assuré le ministre. « Désormais, la caractéristique du terrorisme, non seulement en Italie mais aussi dans toute l'Europe, est d'être un terrorisme sous franchise. Ce n'est plus une seule cellule d'el-Qaëda qui s'insère dans un pays européen, mais des cellules locales qui se forment en prenant le know-how d'el-Qaëda », a souligné M. Maroni.
En outre, le ministre s'est dit en accord avec la ligne d'écoute des problèmes rencontrés par les immigrés défendue par le cardinal de Milan, Dionigi Tettamanzi, vivement attaqué en décembre par le parti de M. Maroni, la Ligue du Nord, formation populiste et ouvertement anti-immigrés.

