Dans une interview accordée hier au site d'informations lebanonfiles, Mme Sison a souligné que « la communauté internationale considère que la 1559 ainsi que toutes les résolutions internationales concernant le Liban doivent être appliquées ». Priée d'évaluer la visite du Premier ministre, Saad Hariri, à Damas, la diplomate a réaffirmé que son pays « est satisfait lorsque les rapports et la coopération entre Beyrouth et Damas sont fondés sur le respect mutuel, sur des relations utiles et sur des intérêts communs », tout en rappelant les dossiers en suspens entre les deux pays, citant particulièrement la délimitation des frontières.
À la question de savoir si Washington va contribuer à ce dernier processus, Mme Sison a indiqué qu'il y a eu un débat avec d'autres pays sur les possibilités d'appui et de collaboration à ce sujet, précisant qu'il appartient au gouvernement libanais de déterminer les besoins.
Après avoir réitéré l'appui de l'administration US au gouvernement Hariri ainsi que sa volonté de poursuivre sa coopération avec les autorités libanaises, notamment au plan de la consolidation des capacités des différents services de sécurité, Mme Sison a insisté, en réponse à une question, sur le fait que son pays « soutient tous ceux qui œuvrent pour la démocratie, la souveraineté, la stabilité, la sécurité et la prospérité ».
Mme Sison a rejeté les accusations selon lesquelles les États-Unis viennent en aide davantage aux FSI qu'à l'armée, énumérant presque dans le détail l'assistance fournie par son pays aux forces régulières.
Interrogée au sujet de la teneur des entretiens du président Sleiman avec son homologue américain Barack Obama, elle a indiqué qu'ils ont été axés sur l'amitié et le partenariat libano-américains, ainsi que sur les perspectives de paix régionale, sur la présence du Liban l'année prochaine au Conseil de sécurité et sur l'application de la 1701. Elle a souligné dans ce cadre « l'inquiétude américaine concernant la présence d'armes non contrôlées par l'État et le trafic d'armes vers le Liban », soulignant que ces deux points ont été également au menu des entretiens entre les deux chefs d'État.
Priée de commenter le dialogue engagé entre des États européens et des dirigeants du Hezbollah, la diplomate a insisté sur le fait que la position de son pays ne change pas au sujet de la formation chiite « qui reste hors la loi et qui figure toujours sur la liste des organisations terroristes ».
À la question de savoir quelle sera la position de Washington si Israël met à exécution ses menaces, elle a répondu : « Je réitère notre position selon laquelle le désarmement des milices est fondamental pour la sécurité et la stabilité au Liban, ainsi que pour la souveraineté libanaise. La présence d'armes, autres que celles de l'armée libanaise, expose le Liban au danger. Le rôle des résolutions internationales est de préserver la sécurité dans le pays. »

