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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Le Hamas étudie la réponse d’Israël à l’échange de prisonniers

Selon un sondage, 52 % des Israéliens sont prêts à récupérer Shalit à n'importe quel prix.
Le Hamas va étudier pendant les jours qui viennent la réponse d'Israël concernant un projet d'échange du soldat israélien Gilad Shalit contre des centaines de détenus palestiniens. Un tel accord, s'il voit le jour, pourrait en tout état de cause ne pas intervenir avant le début de l'an prochain. Selon les médias israéliens, le médiateur allemand, qui a remis le texte israélien hier aux dirigeants du Hamas, a aussitôt après quitté Gaza pour regagner son pays où il passera les fêtes de fin d'année.
Un responsable du Hamas a indiqué hier qu'une délégation devait se rendre de Gaza à Damas pour y rencontrer les dirigeants en exil du mouvement islamique. Une telle réunion est rare et pourrait indiquer que le dossier évolue favorablement, même si, des deux côtés, on observe le mutisme le plus total sur les tractations. Selon un projet d'accord, un millier des 11 000 Palestiniens détenus dans des prisons israéliennes pourraient être libérés en échange du sergent israélien.
Le gouvernement israélien a répété pour sa part hier qu'il ne chercherait pas à tout prix à obtenir la libération de Shalit. « Nous disons toujours: pas à n'importe quel prix parce que, autrement, nos ennemis chercheraient à exploiter cela. Mais d'un autre côté, nous devons faire tous les efforts possibles », a déclaré à la radio de l'armée nationale le ministre de la Sécurité, Eli Yishaï. La majorité des Israéliens est toutefois prête à payer « n'importe quel prix » pour récupérer le soldat Shalit, selon un sondage publié hier par Haaretz. Pas moins de 52 % des Israéliens affirment qu'il faut payer « n'importe quel prix » pour ramener chez eux leurs compatriotes, alors que 35 % s'opposent à l'élargissement de détenus responsables de meurtres d'Israéliens dans le cadre d'échanges. Toujours selon ce sondage, 58 % des personnes interrogées estiment qu'Israël pourrait dans le cadre de tels échanges libérer certains de ses ressortissants arabes incarcérés pour activités hostiles à l'État. Le sondage a été réalisé par l'Institut Truman de l'Université hébraïque de Jérusalem, dans des conditions qui n'ont pas été précisées.
Israël souhaiterait interdire le retour des détenus condamnés pour assassinat en Cisjordanie, trop proche de son territoire, et propose qu'ils soient renvoyés dans la bande de Gaza ou à l'étranger, dit-on de sources au fait des discussions. Le Hamas, précise-t-on, a accepté que certains détenus soient exilés, mais exige qu'ils puissent choisir leur destination. Selon ces mêmes sources, Israël refuse de libérer quelques hauts responsables palestiniens purgeant des peines de prison à vie pour avoir organisé des attentats meurtriers.
Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, a répondu hier à une question de l'AFP qui lui demandait s'il avait des nouvelles du soldat Shalit. Il a répondu : « Oui. Attendez quelques jours et vous verrez. »
Le soldat Gilad Shalit, aujourd'hui âgé de 23 ans, a été enlevé en juin 2006 près de la frontière avec la bande de Gaza. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait de sa libération une priorité politique, mais il doit composer avec les pressions exercées par les familles d'Israéliens tués par des militants palestiniens. Si un échange de prisonniers devait intervenir dans les prochains jours, il coïnciderait avec le premier anniversaire de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza lancée le 27 décembre dernier.

Le Hamas va étudier pendant les jours qui viennent la réponse d'Israël concernant un projet d'échange du soldat israélien Gilad Shalit contre des centaines de détenus palestiniens. Un tel accord, s'il voit le jour, pourrait en tout état de cause ne pas intervenir avant le début de l'an prochain. Selon les médias israéliens, le médiateur allemand, qui a remis le texte israélien hier aux dirigeants du Hamas, a aussitôt après quitté Gaza pour regagner son pays où il passera les fêtes de fin d'année.Un responsable du Hamas a indiqué hier qu'une délégation devait se rendre de Gaza à Damas pour y rencontrer les dirigeants en exil du mouvement islamique. Une telle réunion est rare et...
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