Rechercher
Rechercher

Culture - Spectacle

Nuits cubaines pas forcément chaudes…

Cheveux au vent, sourire « Colgate », jeans noir moulant clouté, chemise baba cool slim-fit, doigts bagués, le guitariste Roni Benise fait du charme à la salle des Ambassadeurs du Casino du Liban (Maameltein).

Roni Benise et ses danseuses se tremoussant à la moindre note. (Michel Sayegh)

Une demi-douzaine de danseuses se trémoussant à la moindre note, les nuits cubaines de cette production qui ne vole pas haut ni en glamour ni en brio de musique ne sont pas forcément chaudes...
Sous le titre Nuits de feu à Cuba, le compositeur et guitariste Roni Benise, force vive, mais sans charisme sur scène, d'un spectacle se voulant un petit voyage magique dans le monde de la musique latino, offre, avec sa bande de jeunes musiciens, un florilège bruyant des airs salsa, flamenco, samba, tango et tam-tam d'Afrique. Gentil bouquet fleurant un peu intempestivement l'esprit latino en une nouba endiablée et festive comme pour de charmants et timides lurons en liberté...
Joyeuse farandole de notes, certes souvent sirupeuses et à gros décibels (ces « ampli » auraient dû être moins forts), avec cet ensemble de musiciens groupant percussionniste, bassiste, violoniste et surtout les accents vrombissants ou lourdement lyriques d'une guitare électrique chauffée à blanc. Un ensemble musical aux habits à la fois simples et baroques, allant du long manteau « western » à la chemisette aux manches retroussées avec col échancré sur le torse, en passant par les paillettes sur les chaussures, les gourmettes aux bras et les amulettes aux cous...
Devant un décor en carton pâte représentant la façade à arcades fleuries d'une hacienda, les « boys band » s'en donnent à cœur joie pour une « féria » où pêle-mêle, en images faites de bric et de broc, se lovent danses et ritournelles rappelant sensualité brésilienne, rythmes d'Afrique, passion ibérique et langueurs du tango argentin...
Pour cette « fiesta » improvisée et montée de toute pièce, la présence de quelques danseuses en boléros brodés avec perles, tulle, mousseline, gaze, taffetas et soie...Couleurs vives pour des costumes de scène donnant l'avantage aux galbes des jeunes femmes évoluant entre couleuses de nombril et Shéhérazade aux gestes languides et lascifs...
Des danseuses un peu championnes de la danse du ventre, un peu farouches gitanes, un peu grandes dames du tango, un peu « passionaria » du flamenco, un peu grandes sentimentales s'éventant nerveusement avec des éventails noirs plus fatals que des dagues...
Dans ce voyage mêlant la mélodie des Jardins d'Aranjuez à tous les rythmes et cadences du monde latino, la priorité est à un esprit de voyage, vaguement épicé, sur les ailes des ritournelles venues des forêts les plus profondes, les vents de l'Amérique du Sud et d'une guitare souvent beuglante, affranchie de toute frontière...
Une demi-douzaine de danseuses se trémoussant à la moindre note, les nuits cubaines de cette production qui ne vole pas haut ni en glamour ni en brio de musique ne sont pas forcément chaudes...Sous le titre Nuits de feu à Cuba, le compositeur et guitariste Roni Benise, force vive, mais sans charisme sur scène, d'un spectacle se voulant un petit voyage magique dans le monde de la musique latino, offre, avec sa bande de jeunes musiciens, un florilège bruyant des airs salsa, flamenco, samba, tango et tam-tam d'Afrique. Gentil bouquet fleurant un peu intempestivement l'esprit latino en une nouba endiablée et festive comme pour de charmants et timides lurons en liberté...Joyeuse farandole de notes, certes souvent sirupeuses et à gros décibels (ces...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut