Rechercher
Rechercher

Liban

« La nouvelle page… » positivement perçue par presque tous les bords

Des réactions à la visite effectuée par le Premier ministre, Saad Hariri, à Damas, et de sa rencontre avec le président Bachar el-Assad, on retient d'abord celle de l'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, qui la considère comme « un pas essentiel vers l'élaboration de nouveaux rapports entre les deux pays, reposant sur le respect mutuel entre deux États indépendants et pleinement souverains ».
« Je ne pense pas qu'une telle vision des choses soit difficile à réaliser », a souligné M. Mikati, qui réclame « le dépassement des erreurs accumulées par la Syrie et le Liban » dans ce domaine.
Il s'agit, selon lui, « d'évaluer tranquillement, et objectivement, l'état de ces rapports, afin de parvenir à établir des liens solides entre les deux pays qui soient, avant tout, utiles au Liban et tiennent compte des intérêts des deux pays sous tous les angles, de leurs appréhensions réciproques et du caractère inéluctable d'une relation de bon voisinage ».
« Il est grand temps de tourner la page des accusations de traîtrise lancées de part et d'autre, de mettre fin aux surenchères gratuites et de s'élever à la hauteur de ses responsabilités, a conclu l'ancien Premier ministre.

Le bureau politique du parti Kataëb
Le bureau politique du parti Kataëb, réuni hier, a apporté son appui aux efforts du Premier ministre pour établir les relations entre le Liban et la Syrie « sur des bases saines », et régler les dossiers en souffrance entre les deux pays.
Le parti de M. Amine Gemayel s'est félicité du « faste » avec lequel les dirigeants syriens ont tenu à accueillir M. Hariri, et y a vu le signe d'une volonté « d'ouvrir une nouvelle page » dans les rapports entre les deux pays.
Parmi ces dossiers en souffrance, le parti Kataëb a choisi de citer « le tracé des frontières à commencer par les fermes de Chebaa » et la remise au gouvernement des documents prouvant son appartenance au Liban ; le ramassage des armes palestiniennes détenues en dehors des camps et leur réglementation à l'intérieur de ceux-ci, ainsi que le prévoit une décision de la table de dialogue ; enfin, le règlement du dossier des Libanais détenus politiques ou disparus dans les prisons syriennes.
Pour le parti Kataëb, « la plaie est béante et doit être soignée ; il y faut de grands efforts et de grands sacrifices, afin d'établir des relations d'égal à égal et normales entre les deux pays et les deux peuples ».
Pour le ministre d'État Adnane Kassar, la visite marque « le début d'un retour à la normale » entre les deux pays et à l'établissement « de relations fraternelles, privilégiées entre deux pays unis par une histoire commune, une même géographie et des intérêts communs ».

Le dossier des disparus
Pour le député Ghassan Moukheiber, la visite « pave la voie à un nouveau cours des choses qui tire la leçon de la période de la longue tutelle syrienne précédente ».
La visite, a encore dit M. Moukheiber, « facilite le règlement des dossiers en suspens entre les deux pays, en particulier celui des disparus libanais en Syrie, sans lequel toute normalisation demeure malsaine et inachevée ».
Le député a également réclamé la révision des accords bilatéraux libano-syriens, l'abolition du Conseil supérieur, qu'il juge anticonstitutionnel, le renforcement des relations officielles par le biais des deux ambassades et enfin l'établissement de la souveraineté libanaise sur les fermes de Chebaa, qui facilitera son retour dans le giron de la légalité, par le biais de l'ONU ».

Une décision courageuse pour Frangié
Le chef de la Rencontre démocratique, Walid Joumblatt, a estimé pour sa part qu'il est « de la responsabilité des deux pays de dépasser les séquelles de la période antérieure ».
« La visite (...) est très importante pour rétablir les relations libano-syriennes conformément à l'accord de Taëf qui, fondamentalement, est le fruit d'une entente syro-saoudienne », a encore affirmé le leader druze, qui demande que l'on capitalise sur « les données géographiques, historiques, les liens de parenté et les intérêts fraternels communs » entre les deux pays, pour asseoir et raffermir leurs rapports.
Le chef des Marada, Sleimane Frangié, a fait l'éloge de « la décision courageuse » de M. Hariri.
« Le contact personnel ne peut que se répercuter positivement sur les relations », a-t-il souligné, précisant que les peuples d'Orient sont généralement « sensibles aux rapports personnels ».
« Je ne prétends pas être celui qui a décidé de cette visite, mais je reconnais que je suis à même de rapporter ce climat positif », a ajouté l'ancien ministre.
M. Frangié a affirmé que la rencontre entre M. Hariri et le président syrien Bachar el-Assad « est le fruit de rapprochements qui ont eu lieu au plan régional », dans une allusion claire au rapprochement syro-saoudien. « Aujourd'hui, une nouvelle page a été tournée et l'Arabie saoudite a joué un rôle majeur dans cette visite », a-t-il dit.
Des réactions à la visite effectuée par le Premier ministre, Saad Hariri, à Damas, et de sa rencontre avec le président Bachar el-Assad, on retient d'abord celle de l'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, qui la considère comme « un pas essentiel vers l'élaboration de nouveaux rapports entre les deux pays, reposant sur le respect mutuel entre deux États indépendants et pleinement souverains ».« Je ne pense pas qu'une telle vision des choses soit difficile à réaliser », a souligné M. Mikati, qui réclame « le dépassement des erreurs accumulées par la Syrie et le Liban » dans ce domaine.Il s'agit, selon lui, « d'évaluer tranquillement, et objectivement,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut