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Moyen Orient et Monde - Yémen

Les rebelles zaïdites démentent que leur chef soit grièvement blessé

Le chef de la rébellion zaïdite, en guerre contre l'armée dans le nord du Yémen, a été grièvement blessé et a dû changer de quartier général, a affirmé hier le ministère yéménite de la Défense. « Grièvement blessé » dans un raid de l'armée de l'air yéménite contre son quartier général dans la province de Saada, Abdel Malek al-Houthi a légué la direction de ce qui reste de ses partisans à un gendre de la famille, Youssef Madani, précise le ministère. Le chef de la rébellion et ses proches ont dû quitter Matra, au sud-est de la ville de Saada, pour Haydane, à une centaine de kilomètres plus à l'ouest, ajoute le ministère, faisant état d'une situation « chaotique » dans les rangs des rebelles après les frappes « douloureuses » que leur ont infligées les forces gouvernementales.
Des sources tribales, interrogées par l'AFP, ont indiqué que Abdel Malek al-Houthi, « grièvement blessé il y a deux semaines », avait confié le commandement de la guérilla à son oncle, Abdel Karim al-Houthi, et à Youssef Madani, marié à l'une des filles de Hussein al-Houthi, le chef de la rébellion tué en 2004. Abdel Malek al-Houthi s'est installé dans la région montagneuse de Haydane, à l'ouest de la ville de Saada, ont confirmé ces sources tribales.
Mais un porte-parole des rebelles a démenti les informations selon lequelles le chef des rebelles avait été blessé, assurant qu'il était sain et sauf. « Les autorités tentent de cacher leur échec sur le terrain en propageant de telles rumeurs », a souligné un porte-parole rebelle se présentant sous le nom de Ali, dans un appel téléphonique à l'AFP à Dubaï. Le porte-parole des rebelles a d'autre part accusé les forces armées saoudiennes d'avoir mené des raids aériens contre une localité frontalière tuant 54 civils, des informations qui n'ont pu être confirmées de source indépendante. Le porte-parole rebelle a également accusé les forces saoudiennes d'avancer à travers la frontière vers le village de Zawa, également dans la région de Saada, ajoutant que l'armée soudienne avait tiré « plus de 200 obus » hier.
En outre, 49 civils, dont 23 enfants, ont été tués dans le raid lancé jeudi matin par les forces yéménites contre un camp d'entraînement d'el-Qaëda dans la province d'Abyane (Sud-Est), a-t-on appris hier auprès de sources politique et tribale. Le raid d'al-Maajala s'était soldé par la mort de 30 membres présumés d'el-Qaëda, dont des étrangers, outre 4 autres tués dans une opération des forces armées jeudi à Arhab, une zone contrôlée par les tribus à quelque 35 km au nord de Sanaa, selon les autorités. Plusieurs dirigeants locaux d'el-Qaëda ont péri dans le raid, a indiqué le ministère yéménite de la Défense, identifiant cinq d'entre eux. La province d'Abyane, qui fait partie de l'ancien Yémen du Sud, est devenue ces dernières années une zone de regroupement de combattants islamistes, dont des vétérans d'Afghanistan, qui échappe au contrôle des forces de sécurité. Depuis le raid de jeudi, plus de 30 membres d'el-Qaëda ont été arrêtés au Yémen, avait annoncé samedi le ministère de la Défense.

Le chef de la rébellion zaïdite, en guerre contre l'armée dans le nord du Yémen, a été grièvement blessé et a dû changer de quartier général, a affirmé hier le ministère yéménite de la Défense. « Grièvement blessé » dans un raid de l'armée de l'air yéménite contre son quartier général dans la province de Saada, Abdel Malek al-Houthi a légué la direction de ce qui reste de ses partisans à un gendre de la famille, Youssef Madani, précise le ministère. Le chef de la rébellion et ses proches ont dû quitter Matra, au sud-est de la ville de Saada, pour Haydane, à une centaine de kilomètres plus à...
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