Rechercher
Rechercher

Culture - Photo

23 visions du Liban dans un bel ouvrage

Raconter le Liban par l'image. Dévoiler ses différentes facettes à travers les visions de 23 de ses photographes chevronnés. Une initiative signée Raya Homsi et Pierre Bared, et placée sous le label de « Beyrouth, capitale mondiale du livre ».

Beyrouth, 8 juillet 1988, dans le camp de réfugiés de Bourj el-Barajneh, une photo signée Aline Manoukian.

Cette idée de décrire le Liban, ses singularités, ses contrastes, son mélange de cultures à travers les regards de quelques-uns de ses meilleurs photographes qui en donnent chacun «sa vision, son émotion, sa propre histoire» est venue à Pierre Bared, lui-même photographe, quand il s'est rendu compte «de l'impossibilité de raconter un tel pays à travers un seul œil, aussi exercé
soit-il».
D'où l'initiative prise avec Raya Homsi de frapper aux portes de ses collègues libanais pour leur demander des « photos représentant à leurs yeux leur pays tels qu'ils le voient, qu'ils aimeraient le voir ou qu'ils l'ont connu ».
Réunies dans un bel album intitulé 23 visions. Le Liban à travers le talent de ses photographes, ces images diverses et variées, prises aussi bien par des photographes artistiques que des photographes de presse, font aussi l'objet d'une exposition qui se tient au Dôme du centre-ville jusqu'au 20
décembre*.
Des photos sombrement réalistes de guerre, mais à l'ironie percutante, d'Aline Manoukian à la nature sublimée chez Eddy Choueiri, en passant par les superbes vues du ciel de Farès Jammal, les paysages captivants de Pierre Bared, la tendre sophistication des clichés architecturaux d'Élie Bekhazi, les scènes pastorales de Hadi Halabi, celles de pêche de Pierre Estephan, les vieilles pierres de Pierrot Daou, la «nigthlife» beyrouthine d'Anthony Rahayel, la poésie de l'ancienne voie ferrée captée par l'objectif de Noël Nasr, ou encore les effluves de vie rurale qui se dégagent des œuvres de Barbara Massaad...Autant d'images qui sillonnent le pays du Cèdre offrant à voir la diversité de ses paysages, ses us et coutumes, sa géographie, son climat, son histoire...
Et, côtoyant ces panoramas de type classique d'un pays, des portraits de Libanais, qui vont des visages typiques et anonymes à ceux des «peoples» représentatifs du glamour et de la modernité, signés Maher Attar par exemple. Une modernité forte et d'une incroyable vitalité qui ressort des portraits de «personnalités» (dans le sens premier du terme) réalisés par Joe Kesrouani et qui contraste avec l'intemporalité énigmatique des portraits signés Kitmitto, ou encore l'audacieux mélange de tradition et d'érotisme dans les clichés - absolument pas clichés - sur le marc de café de Jean Merhi.
Ce ne sont là que quelques thèmes et signatures parmi ceux qui figurent dans le livre. Assurément, un bel ouvrage. Et cela tant du point de vue du fond que de la forme, de la sélection des photos proposées que de la qualité du papier glacé ou celle de la mise en page signée Mind the Gap.
À se procurer d'urgence. D'autant que 25% des recettes de sa vente seront reversées au profit du Children Cancer Center.
 
* Horaires d'ouverture : de 14h00 à 22h00. Le livre est disponible dans toutes les grandes librairies ainsi que sur les lieux de l'exposition au Dôme, au prix de 80 $. 
Cette idée de décrire le Liban, ses singularités, ses contrastes, son mélange de cultures à travers les regards de quelques-uns de ses meilleurs photographes qui en donnent chacun «sa vision, son émotion, sa propre histoire» est venue à Pierre Bared, lui-même photographe, quand il s'est rendu compte «de l'impossibilité de raconter un tel pays à travers un seul œil, aussi exercé soit-il». D'où l'initiative prise avec Raya Homsi de frapper aux portes de ses collègues libanais pour leur demander des « photos représentant à leurs yeux leur pays tels qu'ils le voient, qu'ils aimeraient le voir ou qu'ils l'ont connu ». Réunies dans un bel album intitulé 23 visions. Le Liban à...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut