Autorité palestinienne : le statu quo pour éviter le chaos institutionnel
OLJ /
le 14 décembre 2009 à 22h59
Les Palestiniens devraient opter cette semaine pour le statu quo à la tête de l'Autorité afin d'éviter la crise qui menace leurs institutions après le refus du Hamas d'autoriser la tenue d'élections générales début 2010, selon des responsables de l'OLP et du Fateh. « Il n'y aura pas de vide constitutionnel », prédit Salah Rafat, un haut responsable de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la veille d'une importante réunion du Conseil central de l'OLP (CCOLP) qui doit décider de l'avenir de l'Autorité palestinienne. Le Conseil central, une instance intérimaire de l'OLP qui se réunit demain à Ramallah (Cisjordanie), va s'attacher à assurer la continuité des institutions palestiniennes en prolongeant les mandats du président et du Parlement de l'Autorité, qui expirent le 24 janvier prochain, affirme M. Rafah. La commission électorale palestinienne a recommandé en novembre le report des élections législatives et présidentielle en raison de l'impossibilité de les organiser dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas. Le Hamas et l'Autorité palestinienne (basée à Ramallah et qui gouverne en Cisjordanie) sont à couteaux tirés depuis que le mouvement islamiste a pris le pouvoir par la force à Gaza en juin 2007. Conséquence de cette rivalité, le Hamas refuse de signer un accord de « réconciliation nationale » mis au point par l'Égypte et qui propose de reporter les élections au 28 juin. Le Hamas conteste la légitimité du président Mahmoud Abbas, à la tête de l'Autorité depuis janvier 2005. Il argue qu'aux termes de la Loi fondamentale (Constitution) palestinienne, le mandat de quatre ans de M. Abbas a expiré en janvier 2009. Las de l'impasse politique, Mahmoud Abbas, 74 ans, a annoncé son intention de ne pas briguer de nouveau mandat présidentiel mais il dit vouloir rester à son poste jusqu'à la tenue des prochaines élections. Le président du Parlement, Aziz Doweik, son adjoint Ahmad Bahar et Mahmoud Ramahi, tous trois affiliés au Hamas, ne participeront pas aux travaux du Conseil central de l'OLP bien qu'ils en soient membres de fait. Mais même le Hamas, par la voix de Mahmoud Ramahi, est favorable à la prorogation des mandats du président et du Parlement.
Les Palestiniens devraient opter cette semaine pour le statu quo à la tête de l'Autorité afin d'éviter la crise qui menace leurs institutions après le refus du Hamas d'autoriser la tenue d'élections générales début 2010, selon des responsables de l'OLP et du Fateh. « Il n'y aura pas de vide constitutionnel », prédit Salah Rafat, un haut responsable de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), à la veille d'une importante réunion du Conseil central de l'OLP (CCOLP) qui doit décider de l'avenir de l'Autorité palestinienne. Le Conseil central, une instance intérimaire de l'OLP qui se réunit demain à Ramallah (Cisjordanie), va s'attacher à assurer la continuité des...
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