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Liban - La Situation

Pause politique et contacts diplomatiques avant le lancement des chantiers locaux

Avec le départ du chef du gouvernement, Saad Hariri, hier, pour l'Arabie saoudite, et la visite prévue à partir d'aujourd'hui du président Michel Sleiman, à Washington, le Liban politique marque une pause qui risque de se prolonger jusqu'après la fête de l'Hégire, le 18 décembre.
Après sa visite à Riyad, le Premier ministre doit en effet prendre l'avion pour Copenhague où il doit représenter le Liban au sommet international de l'ONU sur le changement climatique, qui se prolonge jusqu'à la fin de la semaine prochaine, pendant que le président examinera avec les officiels américains les relations bilatérales, au niveau notamment des aides qui peuvent être fournies à l'armée, ainsi que les efforts déployés pour relancer le processus de paix. Maintenant que le pays s'est doté d'un gouvernement soucieux d'attaquer de front une panoplie de problèmes qu'une crise étalée sur quatre années n'a fait qu'envenimer, c'est autour de deux axes que l'action officielle s'articule. Le premier axe est en rapport avec les relations extérieures du Liban. Le second porte sur les chantiers envisagés au plan local, sachant qu'à certains niveaux, les deux restent étroitement liés.
Emboîtant le pas à MM. Sleiman et Hariri, le président de la Chambre, Nabih Berry, devrait se rendre à Damas au cours des prochains jours, alors que le chef du CPL, le général Aoun, est attendu en Arabie saoudite. Dans les milieux proches du CPL, on s'abstient de donner une date précise à cette visite, qui intervient après celle que le général Aoun a effectuée il y a quelques jours à Damas, précisant qu'elle est toujours en voie de préparation. Mais de sources informées, on indique que c'est dans le courant de la semaine prochaine que le chef de l'opposition chrétienne se rendra dans le royaume wahhabite, répondant ainsi à une invitation qui lui avait été adressée en ce sens il y a quelques mois, qui a été récemment renouvelée, mais qui a été surtout rendue possible grâce à la réconciliation syro-saoudienne.
Selon les mêmes sources, Damas n'est pas étranger au rapprochement entre le CPL et l'Arabie saoudite, qu'il faut principalement lier à l'évolution du dossier régional davantage qu'à des considérations d'ordre local, et qui pourrait marquer le début d'une distanciation, voire d'un repositionnement, par rapport à l'axe iranien que représente le Hezbollah. Quoi qu'il en soit, la visite du général Aoun à Riyad sera la deuxième étape d'une tournée qui devrait conduire le chef du CPL dans d'autres capitales arabes et occidentales, notamment au Vatican, selon les mêmes sources. Une suite somme toute logique à la démarche qu'il a déjà effectuée en direction de Bkerké. La seule inconnue reste toujours la visite du Premier ministre à Damas. Le principe est acquis, mais le processus reste nébuleux. Dans les milieux proches de ce dernier, on se contente d'indiquer que le calendrier programme de cette visite doit être établi par les deux parties, sans donner davantage de détails, précisant que l'une des missions de M. Hariri, en tant que chef du gouvernement, est d'établir avec un certain nombre d'États des rapports s'inscrivant dans l'intérêt du pays. Et la Syrie fait partie de ces États, indique-t-on dans ces milieux, en estimant qu'il n'y a aucun mal à ce que le chef du gouvernement effectue une tournée auprès de certains pays de la région avant de prendre le chemin de Damas. Une façon comme une autre de dire que rien n'est prévu pour l'heure. Le chef du gouvernement préfère-t-il commémorer le cinquième anniversaire de l'assassinat de son père, Rafic Hariri, avant de se rendre dans la capitale syrienne ? La question se pose.
De toute façon, les chantiers que le gouvernement est appelé à lancer, une fois les visites officielles terminées, peuvent justifier à eux seuls un retard. Dans les ministères, on s'attelle d'ores et déjà à l'examen des dossiers en suspens, la priorité étant accordée aux nominations. Selon les sources citées, le Conseil des ministres examinera au cours de sa première réunion un train de nominations administratives, judiciaires et diplomatiques qu'il pourrait approuver en entier ou en partie, partant du principe que cette procédure est fondamentale pour l'action de l'Exécutif.
Ce dossier constituera également un test pour la cohésion gouvernementale, surtout s'il est vrai que le ministre de l'Intérieur, Ziyad Baroud, compte présenter un projet de lifting pour des directions rattachées à son département, dont le commandement des FSI.
Avec le départ du chef du gouvernement, Saad Hariri, hier, pour l'Arabie saoudite, et la visite prévue à partir d'aujourd'hui du président Michel Sleiman, à Washington, le Liban politique marque une pause qui risque de se prolonger jusqu'après la fête de l'Hégire, le 18 décembre.Après sa visite à Riyad, le Premier ministre doit en effet prendre l'avion pour Copenhague où il doit représenter le Liban au sommet international de l'ONU sur le changement climatique, qui se prolonge jusqu'à la fin de la semaine prochaine, pendant que le président examinera avec les officiels américains les relations bilatérales, au niveau notamment des aides qui peuvent être fournies à l'armée, ainsi que les efforts...
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