M. Rafsandjani « estime que la légitimité du guide suprême (l'ayatollah Ali Khamenei) dépend de l'agrément de la population, et il croit que lorsque les gens ne veulent pas du guide suprême, il doit quitter le pouvoir », a accusé M. Moslehi.
Le guide suprême incarne dans les institutions iraniennes le principe du wilayet el-fakih - fondement de la République islamique décrétant la primauté du religieux sur le politique -, ce qui le rend politiquement intouchable. L'ex-président Rafsandjani, qui dirige toujours deux des plus importantes instances de la République islamique, l'Assemblée des experts - capable en théorie de destituer le guide - et le Conseil de discernement, a critiqué dimanche un climat d'intolérance qui règne selon lui en Iran, appelant à « créer un climat de liberté pour convaincre la majorité de la population ».

