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Lifestyle - Objets Et Histoire

Le manteau de saint Martin

Le manteau est l'atout majeur d'un vestiaire hivernal et demeure probablement l'un des vêtements les plus chics.
Le mot manteau nous vient du latin « mantellum » ou voile. Simple morceau de tissu à draper dans l'Antiquité, les longues manches ne lui sont incorporées qu'au XIV siècle. Il était l'apanage de la noblesse et permettait d'asseoir sa position sociale. Les manteaux de certains souverains en soie, velours, martre, petit-gris... constituaient une sérieuse ponction des deniers publics... Après la Révolution française et l'arrivée de la redingote, le manteau s'étend à toutes les classes sociales. Aujourd'hui, sa vocation est purement fonctionnelle et se décline en toutes sortes de matières : laine, tweed, fourrure ; de diverses formes: caban, doudoune, parka, trench-coat..., coloris et styles, du plus classique au plus tendance...
Loin d'être en zibeline ou en vison, le manteau suivant est celui de la bonté et de la charité, c'est le manteau du « patron des miséreux ».
Le jeune Martin, né en Hongrie en 315, était cavalier dans la garde impériale. Un jour où il n'avait sur lui que ses armes et un simple manteau de soldat (chlamyde), au milieu d'un hiver rigoureux, il rencontre à Amiens un pauvre nu. Il partage son manteau en deux et donne la moitié au pauvre. La nuit suivante, il vit pendant son sommeil le Christ vêtu de la moitié de la chlamyde, il s'empressa alors de se faire baptiser. Pendant de longues années, il va pourtant rester dans l'armée tout en vivant sa foi chrétienne. Ce n'est qu'en 355, à la veille de la bataille de Worms contre les Francs et les Alamans, que Martin décide d'abandonner ses armes car il est devenu « soldat du christ ». Mais comme on le suspecte de vouloir échapper au combat, il propose alors de se tenir sans armes en avant des lignes romaines sous la seule protection du signe de la croix. Marché conclu, sauf que la nuit, les ennemis demandent la paix et la bataille de Worms n'aura pas lieu. Depuis ce jour, Martin se consacre à la propagation du christianisme. Il commence par convertir sa mère. Puis de prières en conversions et en miracles, ce fils de soldat, ascète, évangélisateur et missionnaire, réussit à devenir l'un des saints les plus honorés de la tradition chrétienne et le protecteur attitré de la dynastie franque, puisque c'est devant son tombeau que Clovis aurait promis de se faire baptiser et c'est dans sa basilique qu'il a célébré ce baptême, en 507...
De nos jours, des milliers d'églises lui sont consacrées, 270 communes de France portent son nom et d'innombrables vitraux, peintures, statues représentent son geste le plus célèbre, le partage de son manteau. En septembre 1996, le pape Jean-Paul II lui a réservé une des trois journées de son séjour en France : il voulait que toute la chrétienté se souvienne du « patron des exclus ». Un bon exemple à suivre à l'approche des fêtes !
Le manteau est l'atout majeur d'un vestiaire hivernal et demeure probablement l'un des vêtements les plus chics.Le mot manteau nous vient du latin « mantellum » ou voile. Simple morceau de tissu à draper dans l'Antiquité, les longues manches ne lui sont incorporées qu'au XIV siècle. Il était l'apanage de la noblesse et permettait d'asseoir sa position sociale. Les manteaux de certains souverains en soie, velours, martre, petit-gris... constituaient une sérieuse ponction des deniers publics... Après la Révolution française et l'arrivée de la redingote, le manteau s'étend à toutes les classes sociales. Aujourd'hui, sa vocation est purement fonctionnelle et se décline en toutes sortes de matières : laine, tweed,...
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