Kristina Mladenovic n'aura pas besoin de briller lors du célébrissime Orange Bowl, une des compétitions phares pour les meilleurs jeunes joueurs du monde entier. La Française, qui a eu 16 ans au mois de mai dernier, avait fait le plus dur en s'imposant à Osaka au Japon fin octobre. Elle est assurée de devancer la Thaïlandaise Noppawan Lertcheewakarn et la Hongroise Timea
Babos, ou encore la Britannique Heather Watson. Ce n'est que la troisième fois qu'une Française est sacrée dans cette catégorie. Pascale Paradis, future quart de finaliste à Wimbledon (1988), en 1983, et Amélie Mauresmo en 1996 l'avaient été avant elle.
Supporter la pression
La nouvelle tombe à pic, comme un contrepoint à l'annonce de la retraite de Mauresmo. Le tennis féminin français, qui vit une période morose, a besoin d'être revigoré. Et Georges Goven n'a pas cédé son poste de responsable du haut niveau féminin pour se consacrer à temps plein à la jeune joueuse pour rien. Les premiers pas de Kristina sur le circuit senior ont été encourageants : un set pris à Patty Schnyder à l'Open d'Australie, idem au premier tour de Roland-Garros face à Magdalena Rybarikova et une seule déception à l'US Open (défaite 6-0, 6-4 devant Stéphanie Dubois). Victorieuse en 2009 des Internationaux de France juniors à Roland-Garros et finaliste à Wimbledon, la protégée de Goven, toujours assisté du père de Kristina, Dragan, a réussi une saison exceptionnelle. Elle a pu découvrir la pression du circuit WTA avant de connaître, vu la configuration actuelle (pas de leader affirmée du tennis tricolore), la pression que tant de jeunes talents français et françaises ont connue : comment supporter le regard acéré de tous les observateurs, l'attente des institutions et du public.


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