« Nous voulions que ce gouvernement soit celui du passage vers l'État. Hélas, l'article 6 de sa déclaration ministérielle équivaut à une "interdiction de passage" », a déclaré M. Makari.
« Comment certaines parties au sein du gouvernement peuvent-elles s'engager à œuvrer en vue d'édifier les institutions de l'État alors même qu'elles se sont efforcées d'introduire dans la déclaration ministérielle ce qui va à l'encontre d'une telle édification ? » s'est-il interrogé.
« Si j'étais ministre, j'aurais certainement émis des réserves sur cet aspect de la déclaration. Et dans ma position de député, je proclame de cette tribune que je désapprouve cet article, que je considère comme une atteinte à l'État, à l'accord de Taëf et à la Constitution », a-t-il dit.
Il s'agit, selon lui, d'une tentative de faire passer sous la table le projet de consécration de la dualité de l'armée et de la résistance. « Cela est inacceptable », a-t-il déclaré.
Les diktats en matière de culture
M. Makari a, d'autre part, critiqué implicitement, mais de façon appuyée, le Hezbollah pour ses diktats en matière de culture. « Nous sommes un pays de savoir et de culture. Nous refusons que quiconque nous dicte ce que nous devons lire et regarder. Nous refusons que quiconque se pose en gardien de nos esprits, de la morale et du patriotisme. Nous sommes un pays de valeurs et de liberté, pas de tabous », a martelé le député du Koura.


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