Le conglomérat public en difficulté Dubaï World pourrait vendre certains de ses avoirs aux Emirats Arabes Unis et à l'étranger, a affirmé lundi le directeur du département financier de Dubaï, Abdel Rahman al-Saleh.
"La vente de certains avoirs est une mesure normale pour renforcer la situation financière du groupe en ces circonstances", a déclaré le responsable dans une interview à la chaîne satellitaire al-Jazira, en réponse à une question sur la possibilité de vente d'avoirs dans le pays et à l'étranger.
Les autorités de Dubaï avaient annoncé le 25 novembre leur intention de demander un moratoire de six mois sur la dette de Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars et dont une partie (3,5 milliards de dollars) vient à maturité le 14 décembre, ce qui avait secoué pendant plusieurs jours les marchés financiers.
M. al-Saleh, qui est le "ministre des Finances" pour l'émirat de Dubaï, a estimé par ailleurs qu'il serait "sage" de la part du conglomérat "de reporter les projets dont l'exécution n'a pas encore commencé".
"Dubaï World a des activités dans beaucoup de secteurs et seul le secteur de l'immobilier a été affecté par la crise financière", a-t-il encore dit.
Le responsable a en outre répété que le gouvernement ne garantissait pas la dette de Dubaï World. "Il faut faire la différence entre le gouvernement et le groupe, et les documents de création du groupe stipulent que le gouvernement de Dubaï ne garantit pas ses dettes", a-t-il dit.
Mais il a indiqué que le "Fonds de Dubaï pour le soutien financier"; constitué en juillet et qu'il préside, "a aidé des compagnies qui ont été affectées par la crise financière internationale, dont Dubai World".
Dubai World est un conglomérat public de dix compagnies dont le géant immobilier Nakheel, en partie à l'origine de la crise de la dette de Dubaï, et DP World, troisième opérateur portuaire dans le monde.
Le conglomérat a annoncé le 30 novembre une prochaine restructuration de certaines de ses compagnies, dont Nakheel, qui a construit les îles artificielles en forme de palmier et autres symboles du développement spectaculaire de l'émirat, et Limitless World, filiale de promotion immobilière dédiée initialement à l'international avec des projets en Russie, au Vietnam et en Arabie saoudite notamment mais aussi à Dubaï.
"La vente de certains avoirs est une mesure normale pour renforcer la situation financière du groupe en ces circonstances", a déclaré le responsable dans une interview à la chaîne satellitaire al-Jazira, en réponse à une question sur la possibilité de vente d'avoirs dans le pays et à l'étranger.
Les autorités de Dubaï avaient annoncé le 25 novembre leur intention de demander un moratoire de six mois sur la dette de Dubai World, estimée à 59 milliards de dollars et dont une...

