Barbe, sur le conseil de ses amies, se déguisa et réussit à s'enfuir. Mais un berger découvrit sa cachette, avertit son père qui la traîna devant le gouverneur romain de la province ; celui-ci la condamna à plusieurs supplices qu'elle supporta sans broncher et en priant. Comme la jeune fille refusait d'abjurer sa foi, le gouverneur ordonna de lui trancher la tête, ce que le père de la jeune fille réclama de faire lui-même. Dioscore la décapita et fut aussitôt châtié par le Ciel : la foudre le tua sur place. Quand les chrétiens vinrent demander le corps, la jeune fille, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler eux-mêmes en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbara, ou sainte Barbe qui lui fut donné.
Sainte Barbe est la sainte patronne de tous ceux qui travaillent avec le feu ou la foudre puisque Dieu a foudroyé son père en représailles.
Jadis, le soir de la sainte Barbe, les gens en souvenir de cette tentative de fuite se déguisaient et passaient de porte en porte en chantant et recevaient des étrennes. Ils mettaient à germer dans du coton (ou un peu de terreau) des graines de blé, des lentilles et des pois chiches, en général séparément. Ces trois coupelles faisaient partie du décor de la crèche, symbolisant les cadeaux des rois mages : l'or, l'encens et la myrrhe, et leur bonne pousse augurait l'abondance pour l'année à venir. Si cette tradition persiste encore dans quelques villages et chez quelques citadins nostalgiques, les atayef, awamet, maacaroun, zlabieh, mchabak, ameh et autres douceurs au nom barbare, mais au goût divin, restent, eux, les seuls vestiges d'une coutume en désuétude détrônée par l'occidentale Halloween...
Bonne fête et surtout bon appétit. Mais gare au sucre et aux calories !


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef