L’entrée de Luyindula à l’heure de jeu a complètement inversé la tendance. Les Parisiens ont en l’espace de dix minutes égalisé, puis inscrit 3 buts dont un doublé de Erding. C’est de bon augure avant le choc du week-end contre les Girondins de Bordeaux. Philippe Huguen/AFP
Que ce fut difficile pour les hommes d'Antoine Kombouaré. Dominateurs stériles pendant la majorité du premier acte, les joueurs de la capitale se font surprendre par un but splendide de Guillaume Ducatel, auteur d'une frappe magnifique qui vient se loger dans la lucarne d'un Edel incrédule pour son premier but encaissé en Ligue 1 (1-0, 36e). Mis en confiance par cette ouverture du score, Boulogne joue plus libéré et profite du laxisme latent de la défense parisienne.
Luyindula change tout
Dans les vestiaires du stade de la Libération, les murs ont dû trembler. Connu pour ses remontées de bretelles habituelles, le technicien kanak a sans doute été fidèle à sa réputation, au regard du spectacle indigent et du manque de caractère de ses protégés durant la première période. « On est à notre place », martelait-il avant la rencontre. Une affirmation justifiée après une telle prestation. Après la pause, même scénario et toujours aucune réaction des coéquipiers de Claude Makelele.
Mais l'entrée en jeu de Peguy Luyindula à la place de Ludovic Giuly (58e) va tout changer. Deux minutes après son apparition sur la pelouse, l'ancien Marseillais délivre un centre pour Chantôme qui égalise après une merveille de contrôle (1-1, 60e). Le début du calvaire pour Boulogne. Dix minutes plus tard, Paris a trois buts d'avance après un but de Luyindula (64e, s.p.) et un doublé d'Erding (66e, 70e). La réduction du score de Ramaré (4-2, 68e) et la cinquième réalisation du PSG par Maurice (5-2, 85e) ne change rien. Paris s'impose logiquement et revient dans le haut de tableau. Mais Bordeaux se profile et le plus dur sera d'y rester.

