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Sport

Espagne : un label du beau jeu à entretenir

L'Espagne aura plus que son titre de championne d'Europe 2008 à faire valoir lors du Mondial 2010 : elle ira en Afrique du Sud pour y faire fructifier sa conception d'un jeu aussi alléchant qu'efficace, en vue d'un titre mondial qu'elle n'a encore jamais décroché. La tactique ? Le « tiqui taca » : un jeu rapide de passes courtes dans de petits espaces, à peu de touches de balle, quitte à faire tourner le ballon comme une formation de handball. Un style préconisé par l'ex-sélectionneur Luis Aragones. « Quand j'ai pris en charge l'équipe, j'ai dit que, physiquement, nous étions inférieurs à beaucoup d'autres sélections, de sorte qu'il nous fallait opter pour un jeu dont l'Espagne disposait et qui est celui de ses joueurs : une très bonne circulation du ballon, qu'on le garde ou qu'on le joue, depuis l'arrière et au milieu », avait détaillé Aragones. Trois hommes symbolisent ce jeu : Xavi et Iniesta, les Barcelonais classés 3e et 4e au Ballon d'or 2009, et Fabregas, formé au Barça et capitaine d'Arsenal. Ils sont l'âme de cette équipe, et s'appuient sur un solide milieu défensif, Senna et/ou Xabi Alonso, devant la charnière centrale Puyol-Piqué.
L'âme est au centre et les éclairs aux extrémités : l'Espagne est très forte parce qu'elle possède en son capitaine l'un des tout meilleurs gardiens du monde, Casillas (impérial lors de l'Euro 2008), et à l'autre bout du terrain, les deux grands buteurs Torres et Villa.
Le placide Vicente del Bosque a pris en douceur le relais du bougon Aragones. Et s'il a procédé à de nombreux essais, il a conservé l'architecture de l'équipe et maintenu Raul à l'écart. « Je n'ai pas eu la tentation de faire le malin », a expliqué del Bosque, entraîneur des « Galactiques » première époque du Real Madrid, avec Zidane et Ronaldo. Ce jeu tant loué a permis à la « Roja » d'obtenir dix victoires en dix matches éliminatoires au Mondial 2010 (une première), empochant sa neuvième qualification d'affilée pour une Coupe du monde dont elle n'a cependant jamais dépassé les quarts de finale.. À partir de février 2007 (victoire 1-0 en Angleterre en amical), elle avait même enchaîné 35 matches sans défaite, égalant le record du Brésil (décembre 1993-janvier 1996) et portant celui de victoires consécutives à 15 matches. Jusqu'en juin 2009, où elle cédait en demi-finale de la Coupe des Confédérations face aux États-Unis (2-0).
« Juste un accident », avait assuré del Bosque, qu'effrayait par ailleurs le rôle de favori : « Je n'aime pas le terme "meilleure équipe du monde", il y a aussi le Brésil, l'Allemagne... Nous sommes premiers au classement FIFA, mais vous ne pouvez pas dire ça. » Ce qu'il redoute peut-être, c'est le syndrome 2006. Donnée largement favorite face à la France en 8e de finale du Mondial, l'Espagne avait pourtant coulé devant la bande à Zidane (3-1). Et la presse ibérique avait alors titré : « L'Espagne a joué comme jamais, et a perdu comme toujours ».

L'Espagne aura plus que son titre de championne d'Europe 2008 à faire valoir lors du Mondial 2010 : elle ira en Afrique du Sud pour y faire fructifier sa conception d'un jeu aussi alléchant qu'efficace, en vue d'un titre mondial qu'elle n'a encore jamais décroché. La tactique ? Le « tiqui taca » : un jeu rapide de passes courtes dans de petits espaces, à peu de touches de balle, quitte à faire tourner le ballon comme une formation de handball. Un style préconisé par l'ex-sélectionneur Luis Aragones. « Quand j'ai pris en charge l'équipe, j'ai dit que, physiquement, nous étions inférieurs à beaucoup d'autres sélections, de sorte qu'il nous fallait opter pour un jeu dont l'Espagne disposait et qui...
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