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Quel avenir pour les médias traditionnels à l’heure d’Internet ?

Les résolutions de l’UPF

1- Résolution relative à la suppression de la peine privative de liberté

« La presse est l'outil essentiel de la démocratie. La liberté de l'information est un droit fondamental de l'homme. Si on l'étouffe, on risquera d'étrangler toutes les autres, mais désormais dans le silence.
Le journaliste n'est certainement pas au-dessus des lois, mais son rôle social spécifique au service de la démocratie exige qu'aucune autorité politique, judiciaire ou administrative n'entrave sa liberté de mouvement. C'est pourquoi les participants aux 41es Assises de la presse francophone réunis à Yaoundé réclament à nouveau avec insistance la suppression de la peine privative en matière de délit de presse supposé. Ils demandent aux gouvernements francophones la levée des interdictions arbitraires de parution, d'émission et de vente qui frappent certains médias. »

2- Résolution relative à la protection du droit d'auteur

« Considérant que l'un des problèmes résultant de la mise en ligne des contenus des médias est celui du non-respect des droits d'auteur et d'éditeur ;
Considérant qu'un tel non-respect peut causer un préjudice considérable aux auteurs légitimes ;
Considérant que les victimes de ces pratiques sont souvent des journalistes et des médias ne disposant que de moyens financiers limités ;
L'UPF s'engage à entreprendre une démarche officielle auprès des organisations compétentes et à leur demander de prendre toutes mesures pouvant mettre un terme aux violations des droits d'auteur et d'éditeur en matière de débat sur le support Internet. »

3- Résolution relative aux instances d'autorégulation

« La liberté de la presse et le droit des citoyens à recevoir une information indépendante de qualité impliquent d'abord un engagement personnel de chaque journaliste et de chaque éditeur de média à respecter l'éthique et la déontologie professionnelles. Mais les conditions socio-économiques de la production de l'information nécessitent aussi une régulation, de préférence la mise en œuvre dans chaque pays, par les professionnels eux-mêmes, des dispositifs d'autorégulation destinés à garantir au public une information exacte, honnête et respectueuse des personnes et des groupes.
Ces instances d'autorégulation, s'appuyant sur des codes de bonnes pratiques reconnues par tous, doivent associer des représentants des publics pour éviter tout corporatisme et tenir compte de l'aspiration citoyenne que renforce le développement d'Internet.
Les participants aux 41es Assises internationales de la presse francophone à Yaoundé appellent à renforcer et à vivifier de telles instances là ou elles font défaut. La liberté des journalistes et des médias, le respect des droits des citoyens, le développement d'une information de qualité ont tout à y gagner. »
1- Résolution relative à la suppression de la peine privative de liberté« La presse est l'outil essentiel de la démocratie. La liberté de l'information est un droit fondamental de l'homme. Si on l'étouffe, on risquera d'étrangler toutes les autres, mais désormais dans le silence.Le journaliste n'est certainement pas au-dessus des lois, mais son rôle social spécifique au service de la démocratie exige qu'aucune autorité politique, judiciaire ou administrative n'entrave sa liberté de mouvement. C'est pourquoi les participants aux 41es Assises de la presse francophone réunis à Yaoundé réclament à nouveau avec insistance la suppression de la peine privative en matière de délit de presse...