M. Siniora a plaidé pour le maintien de l'attachement aux intérêts nationaux et au système libanais « qu'il faut continuer à faire évoluer par les moyens démocratiques, sur base d'une volonté commune de développement, loin des bras de fer ou des méthodes coercitives ».
Il a ensuite souligné l'égalité des Libanais devant la loi. « Les chances d'un développement politique doivent être égales pour tous et par tous les moyens, sans pression, que ce soit au niveau du débat, du dialogue ou des méthodes et des instruments. Les amendements et l'évolution doivent se faire au moment opportun et être pacifiques, à travers des instruments pacifiques démocratiques, tels que définis par notre système démocratique », a affirmé M. Siniora.
Le ministre de la Défense, Élias Murr, a pour sa part mis l'accent sur la tristesse de cette commémoration « qui fait penser aux 400 martyrs de l'armée tombés au cours des quatre dernières années, que ce soit durant la guerre de juillet 2006 ou au cours des combats contre le terrorisme à Nahr el-Bared ». Il s'est dit fier d'être « ministre de la Défense dans un pays qui lutte et qui se bat pour préserver sa souveraineté et son indépendance, et fier de faire partie des décideurs qui désirent préserver cette indépendance et qui espèrent la développer et la consolider ».
Le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, a pour sa part assuré que « la deuxième indépendance a pu être réalisée grâce à la Résistance qui a libéré le territoire occupé et chassé l'invincible ennemi ».
Il a estimé que « l'unité des Libanais est seule garante de la pérennité du pays » et « leur entente et leur coopération sont la seule planche de salut ».

