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Moyen Orient et Monde

Manœuvres militaires iraniennes pour protéger les sites nucléaires

Téhéran réitère son refus d'envoyer son uranium à l'étranger.

Les manœuvres se déroulent sur 600 000 km2, couvrant notamment la centrale nucléaire de Bouchehr (Sud) en construction, l’usine de conversion d’uranium d’Ispahan (centre) et le chantier de l’usine d’enrichissement près de Qom (centre). Photo AFP

Les forces armées iraniennes ont mené hier un exercice de défense contre une éventuelle attaque nucléaire, bactériologique ou chimique (NBC), au deuxième jour de grandes manœuvres destinées à tester la protection des sites nucléaires du pays.
« Une simulation d'attaque nucléaire, bactériologique et chimique a été menée hier matin par l'ennemi fictif », a rapporté l'agence de presse ISNA en affirmant que les forces iraniennes avaient en réponse « mené une série d'opérations pour nettoyer la région des traces de cette attaque ». Selon le porte-parole des manœuvres cité par ISNA, le général Ali Moghiseh, « les forces armées ont également testé des radars de fabrication locale ».
L'Iran a entamé dimanche ces manœuvres pour montrer sa capacité à défendre ses sites nucléaires contre une éventuelle attaque aérienne, désignant Israël comme un possible agresseur. Ces manœuvres se déroulent sur 600 000 km2, couvrant notamment la centrale nucléaire de Bouchehr (Sud) en construction, l'usine de conversion d'uranium d'Ispahan (centre) et le chantier de l'usine d'enrichissement près de Qom (centre) dont la révélation en septembre avait entraîné la réprobation des puissances occidentales. Dans une allusion explicite à une éventuelle attaque israélienne, le commandant des forces aériennes des gardiens de la révolution, Amir Ali Hajizadeh, a affirmé dimanche que « les F-15 et F-16 (israéliens) seront piégés par notre défense antiaérienne et annihilés » s'ils se risquent à une telle attaque. « Et si leurs avions s'échappent, les bases d'où ils ont décollé seront frappées par nos missiles sol-sol avant qu'ils aient pu atterrir », a ajouté le responsable militaire iranien cité par l'agence Fars.
La question de l'enrichissement d'uranium est au centre d'un bras de fer entre l'Iran et le groupe des Six (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, ainsi que l'Allemagne) qui redoute que Téhéran n'enrichisse son uranium à des fins militaires.
Sur le plan du nucléaire, Téhéran refuse d'envoyer son uranium faiblement enrichi à l'étranger comme le prévoit un accord proposé par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré hier Ali Bagheri, l'adjoint du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale Said Jalili, cité par l'agence Mehr, réitérant la position de Téhéran. « L'une des manières de garantir le ravitaillement en combustible du réacteur de Téhéran est l'échange simultané, à l'intérieur de l'Iran, d'uranium enrichi à 3,5 % contre de l'uranium enrichi à 20 % », a-t-il ajouté. Les grandes puissances « connaissent la position de l'Iran et si elles voulaient rejeter l'idée d'un échange simultané, elles l'auraient déjà fait », a-t-il dit.
Le projet de l'AIEA de fourniture de combustible nucléaire à l'Iran contient des garanties de livraison, a déclaré pour sa part hier le ministère français des Affaires étrangères, après une demande de Téhéran réclamant des certitudes à ce sujet. Dans ce projet, l'Agence internationale de l'énergie atomique accepte « d'apporter sa garantie durant l'ensemble de processus de fabrication du combustible du réacteur de recherche de Téhéran (TRR) et jusqu'à sa livraison finale », a-t-il précisé.
Enfin, une responsable de l'administration américaine a pressé dimanche l'Iran de « coopérer » avec l'Occident sur son programme nucléaire. Les Iraniens « ont demandé à coopérer avec les États-Unis, ce qu'ils ont obtenu. Et maintenant que vont-ils faire, vont-ils accepter notre offre ou vont-ils recourir à d'autres excuses peu convaincantes pour se défiler ? » a-t-elle ajouté.

Les forces armées iraniennes ont mené hier un exercice de défense contre une éventuelle attaque nucléaire, bactériologique ou chimique (NBC), au deuxième jour de grandes manœuvres destinées à tester la protection des sites nucléaires du pays.« Une simulation d'attaque nucléaire, bactériologique et chimique a été menée hier matin par l'ennemi fictif », a rapporté l'agence de presse ISNA en affirmant que les forces iraniennes avaient en réponse « mené une série d'opérations pour nettoyer la région des traces de cette attaque ». Selon le porte-parole des manœuvres cité par ISNA, le général Ali Moghiseh, « les...
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