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Nucléaire : la réponse de l'Iran "pas définitive", selon ElBaradei

L'Iran n'a pas encore apporté de "réponse définitive" à l'offre internationale qui lui a été faite pour encadrer l'enrichissement de son uranium, a déclaré le directeur général sortant de l'AIEA Mohamed ElBaradei.

"Je ne considère pas avoir reçu une réponse définitive (...) mais j'espère beaucoup que j'aurai une réponse très bientôt", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Berlin.

"Nous n'avons pas reçu de réponse écrite de la part de l'Iran. Ce que j'ai obtenu bien-sûr, c'est une réponse orale qui dit en gros 'nous avons besoin de garder toute la matière (uranium) en Iran jusqu'à ce que nous obtenions le combustible'", a-t-il souligné.

"Je crois franchement que la balle est dans le camp des Iraniens. J'espère qu'ils ne manqueront pas cette opportunité unique et fugace", a affirmé le directeur de l'Agence internationale pour l'énergie atomique, dont le mandat s'achève à la fin du mois après 12 ans passés à la tête de l'AIEA.

"J'espère que nous aurons un accord d'ici à la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Le 21 octobre, l'AIEA a offert un compromis aux Iraniens, proposant que leur uranium à usage civil soit enrichi par des pays tiers.

Téhéran a refusé mercredi ce projet qui prévoit que l'Iran exporte la plupart de son uranium faiblement enrichi en Russie pour y être enrichi davantage avant d'envoyer ce matériel en France où il serait transformé en combustible.

M. ElBaradei a répété que cette réponse iranienne relevait d'un problème "d'extrême méfiance".

Les six puissances négociant dans le dossier nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne) étaient réunis vendredi à Bruxelles pour étudier leur réponse, après ce qu'elles considèrent bel et bien comme une fin de non-recevoir émise par Téhéran à l'offre de l'AIEA.

Le président américain Barack Obama a affirmé jeudi que les Etats-Unis et leurs alliés discutaient des "conséquences" d'un tel refus pour l'Iran, évoquant implicitement des sanctions accrues.

ElBaradei a émis des doutes sur l'efficacité des nouvelles sanctions contre Téhéran.

"Je détesterais nous voir en revenir à des sanctions. Dans la plupart des cas, des sanctions affectent en fin de compte les vulnérables et les innocents. Cela ne règle vraiment pas les problèmes", a-t-il dit.

Cela conduirait à "davantage de confrontation" et à "davantage de provocations" de l'Iran, a-t-il estimé, appelant à "tout faire pour éviter cela".

"Si des sanctions doivent être appliquées, nous aurons besoin de sanctions intelligentes qui visent les gouvernements et non les gens", a dit M. ElBaradei, selon qui les sanctions contre l'Irak avant son invasion par la coalition menée par les ةtats-Unis en 2003 avaient été "horribles".

S'adressant au régime de Téhéran, M. ElBaradei a dit: "Vous devez vous engager dans la diplomatie, vous devez comprendre que c'est la première fois que vous aurez un véritable engagement d'un président américain", saluant les récents efforts de Washington pour régler la question nucléaire iranienne.

"La communauté internationale a beaucoup à gagner en régularisant ses relations. L'Iran est, selon moi, la porte ouvrant vers la stabilité au Moyen-Orient, en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Liban et en Palestine".

La question de l'enrichissement d'uranium est au centre du bras de fer entre l'Iran et le groupe des Six qui redoutent que Téhéran ne l'utilise à des fins militaires.

L'Iran n'a pas encore apporté de "réponse définitive" à l'offre internationale qui lui a été faite pour encadrer l'enrichissement de son uranium, a déclaré le directeur général sortant de l'AIEA Mohamed ElBaradei.
"Je ne considère pas avoir reçu une réponse définitive (...) mais j'espère beaucoup que j'aurai une réponse très bientôt", a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Berlin.
"Nous n'avons pas reçu de réponse écrite de la part de l'Iran. Ce que j'ai obtenu bien-sûr, c'est une réponse orale qui dit en gros 'nous avons besoin de garder toute la matière (uranium) en Iran jusqu'à ce que nous obtenions le combustible'", a-t-il...