À cette réunion se sont joints Akram Chehayeb, ministre des Déplacés, Marwan Hamadé, président de la commission parlementaire de l'Environnement, Nora Joumblatt, présidente de l'association Arz el-Chouf, Ragheb Alamé, ambassadeur du Programme des Nations unies pour l'environnement au sujet du changement climatique, et Nada Zaarour, présidente de l'Association de conservation et de développement des forêts (AFDC).
Le directeur exécutif d'IndyAct, Waël Hmaïdane, a présenté au Premier ministre un document qui insiste sur la nécessité d'une plus grande implication du Liban dans les négociations internationales sur le climat, et sur l'intérêt d'en faire une des priorités du nouveau gouvernement, en incluant, notamment, une mention de ce sujet dans la déclaration ministérielle. Cette rencontre survient quelques semaines seulement avant le début du sommet mondial. IndyAct rappelle dans un communiqué que le Liban sera particulièrement touché par un réchauffement planétaire de grande envergure.
Interrogé sur la réunion par L'Orient-Le Jour, M. Hmaïdane a affirmé avoir transmis au Premier ministre les observations de l'association concernant la passivité des précédentes délégations de négociateurs libanais, qui ne bénéficiaient même pas d'un mandat clair pour négocier. Selon l'écologiste, M. Hariri a assuré que « la situation a changé » et que les délégations seront désormais plus importantes et munies d'un mandat clair de la part du gouvernement.
« Préserver la nature du Liban »
Concernant la déclaration ministérielle, M. Hariri a rappelé que c'est au comité chargé de sa rédaction que revient la décision finale sur les expressions qui y seront incluses, mais a promis d'appuyer personnellement l'introduction d'une phrase sur le changement climatique. L'idée d'une telle phrase dans la déclaration ministérielle, lancée par IndyAct au cours d'un événement organisé à Raouché il y a quelques jours, sera également soutenue par MM. Chehayeb et Hamadé, toujours selon M. Hmaïdane.
Enfin, ce qui ressort de cette réunion, c'est que le nouveau gouvernement compte faire de l'environnement une de ses « priorités », a également souligné l'écologiste.
Pour sa part, M. Alamé s'est adressé à la presse à l'issue de la réunion, estimant que « le problème du changement climatique auquel le monde fait face est très grave ». « Le Liban bénéficie d'une nature très belle et d'un environnement exceptionnel, et il faut les préserver, a-t-il dit. Nous avons demandé au Premier ministre de représenter le Liban au sommet de Copenhague en raison de l'importance de cet événement. Nous avons également émis le souhait que ce sujet soit évoqué dans la déclaration ministérielle. Il était très réceptif envers ces demandes et a promis de participer au sommet de Copenhague afin que le Liban fasse partie des pays qui revendiquent activement l'adoption d'un deal sur la lutte contre le changement climatique. »

