Prenant la parole, M. Aoun s'est d'abord adressé à M. Sayegh, « l'enseignant et l'universitaire qui réalise et comprend parfaitement la signification et la portée de l'aide sociale et humanitaire ».
L'ancien ministre a tenu ensuite à remercier les fonctionnaires « qui ont coopéré avec moi, et même ceux qui ne l'ont pas fait, un phénomène naturel qui peut également exister dans d'autres institutions ».
Et M. Aoun de rappeler dans son allocution la nécessité de soumettre les institutions au Liban à un vaste mouvement de réformes, « qui, j'espère, seront mises en place par vous quel qu'en soit le prix », a-t-il dit en s'adressant à M. Sayegh.
Il a précisé que le ministère regroupe en son sein tous les dossiers relatifs aux affaires sociales, mais aussi à l'éducation, à la santé et au développement. Ils traitent d'une multitude de problèmes qui illustrent le taux de misère caractérisant une large partie de la population libanaise, a-t-il ajouté en substance.
S'adressant à son tour aux fonctionnaires et responsables des différents secteurs du ministère, M. Sayegh a exprimé ses aspirations et sa vision en termes de redressement et de développement, notamment rural qui, a-t-il dit, « devrait obtenir le soutien matériel et technique nécessaire ».
Prônant la généralisation de l'expérience des centres sociaux pour éradiquer l'analphabétisme et réduire la pauvreté, le nouveau ministre s'est demandé : « Qu'est-ce qui empêche par exemple la redynamisation de la vie rurale en accordant notamment à la femme le droit de mettre en place des microprojets productifs susceptibles d'augmenter le revenu familial ? »
Et M. Sayegh de conclure en invitant ses coéquipiers à trouver en lui « un ami », qui, a-t-il dit, est un fervent partisan de « la politique de la porte ouverte devant toute revendication ou besoin », et ce, « dans le respect de la hiérarchie administrative ».

