Et M. Chamoun d'ajouter dans ce cadre : « Je suis contre ce que l'on qualifie de "résistance". Je pense que le peuple libanais, dans son ensemble, est en mesure de résister si la résistance s'avère nécessaire pour faire face à une quelconque agression contre le Liban. La résistance ne saurait être limitée à une faction politique, et aucun parti n'a le droit de monopoliser la résistance. »
Interrogé sur les défis auxquels le pays sera confronté au cours de la prochaine étape, le député du Chouf a déclaré : « Le principal défi à relever est le problème des armes du Hezbollah, d'autant que ce parti n'épargne aucun effort pour empêcher l'État de redresser sa situation et de miser sur ses forces propres. » En réponse à une question sur l'attitude du parti Kataëb, qui se considère lésé au niveau de la composition du gouvernement, M. Chamoun a déclaré : « Si un parti a été lésé, c'est bien le PNL, mais j'estime que les circonstances présentes ne se prêtent pas à de tels calculs. La conjoncture est difficile sur le double plan local et régional, et elle impose de faire des concessions, dans la mesure du possible. »
Par ailleurs, M. Chamoun a présidé hier la réunion hebdomadaire du Conseil supérieur du PNL qui a publié, au terme des débats, un communiqué dressant le bilan du processus de formation du gouvernement. Soulignant que la mise sur pied d'une équipe ministérielle, même avec de nombreuses failles, reste préférable au vide « avec tout ce que cela implique comme paralysie au niveau des institutions, et comme risques sur le plan des débordements sécuritaires », le PNL a applaudi à la déclaration du Premier ministre Saad Hariri qui a souligné que les bases sur lesquelles a été formé le cabinet ne constituent nullement un précédent qui pourrait être considéré comme une règle à l'avenir.
Le PNL a réitéré à ce propos sa position selon laquelle « le consensus implique la représentation des familles spirituelles et non pas des forces politiques, surtout lorsque celles-ci bénéficient de moyens illégaux (allusion aux armes) pour imposer leur point de vue ou marginaliser les autres parties, voire les éliminer ».
En conclusion, le PNL a souligné que pour justifier son appellation de « gouvernement d'union nationale », le cabinet devrait s'employer à imposer l'autorité de l'État central sur tout le territoire national, ce qui implique, plus particulièrement, selon le PNL, de mettre en application la résolution 1701 et de limiter au seul État libanais le droit de prendre la décision de guerre ou de paix.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine