L'accession en quarts de finale de la Coupe du monde 2006 (défaite face à l'Italie 3-0) a marqué un net coup d'arrêt pour les Ukrainiens, incapables de préserver leur rang dans le gotha international.
Le sélectionneur et légende vivante du football local Oleg Blokhine avait présenté sa démission au lendemain de l'élimination de ses hommes dans la course à l'Euro 2008. Deux ans plus tard, l'Ukraine n'a pas vraiment avancé dans son travail de reconstruction.
Le nouveau patron de l'équipe nationale, Alexei Mikhailichenko, a donc ouvert son groupe à quelques jeunes talents prometteurs comme le meneur de jeu du Dynamo Kiev, Milevsky, ou la recrue du FC Barcelone, le défenseur Chygrynskiy, transféré cet été du Shakhtar Donetsk pour 25 millions d'euros.
Le baroud d'honneur de « Sheva » ?
Le succès récent du Shakhtar Donetsk sur la scène européenne (vainqueur de la Coupe de l'UEFA 2009) lui a également offert une bouffée d'oxygène. La formation financée par l'oligarque Rinat Akhmetov a beau être composée en grande partie de Brésiliens, quelques jeunes joueurs ukrainiens ont tout de même réussi à éclore et à se frayer un passage jusqu'en sélection (Kucher, Rakitsky, Gay, Kobin).
Si Andreï Voronine (31 ans) a été écarté du groupe pour les barrages, deux autres grognards n'ont apparemment pas l'intention de céder la place aussi facilement, à l'image du milieu défensif Anatoli Timotchuk (31 ans).
Et c'est toujours le Ballon d'or 2004 Andreï Shevchenko qui, à 33 ans, tient à bout de bras son équipe nationale. Après trois saisons de galère à Chelsea et à l'AC Milan, « Sheva » a décidé de revenir dans son club formateur, le Dynamo Kiev, et rêve d'un dernier baroud d'honneur en Afrique du Sud.
Même si la tâche de l'Ukraine, nettement devancée dans le groupe 6 des éliminatoires par l'Angleterre, s'annonce délicate, l'expérience de « Sheva » pourrait jouer des tours aux Grecs.
D'autant que l'absence en Coupe du monde du pays organisateur de l'Euro 2012 (en compagnie de la Pologne) serait une nouvelle humiliation pour un pays déjà raillé pour ses retards dans la préparation de l'événement. De quoi aiguiser l'appétit d'une équipe qui reste sur sa faim depuis deux ans.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine