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Moyen Orient et Monde - Russie

Medvedev prône une modernisation en profondeur sur des bases démocratiques

Le président russe, Dmitri Medvedev, a prôné hier une « modernisation » en profondeur de la Russie, sur des bases démocratiques, tout en mettant en garde contre toute tentative de « déstabiliser » le pays.
« Au XXIe siècle, notre pays a besoin d'une modernisation de fond en comble. Ce sera une première dans notre histoire, qui sera basée sur les valeurs et les institutions de la démocratie », a-t-il déclaré dans un discours à la nation, le deuxième depuis son élection en mars 2008.
Mais « renforcer la démocratie ne signifie pas affaiblir l'ordre public », s'est-il empressé d'ajouter, en promettant de « couper court à toute tentative de déséquilibrer la situation, déstabiliser l'État ».
Ce message semble s'adresser aux mouvements d'opposition, dont les manifestations sont fréquemment interdites ou réprimées par les forces de l'ordre, alors que la Russie est régulièrement critiquée par les organisations de droits de l'homme pour ses atteintes à la démocratie.
Le chef de l'État s'en est pris en particulier aux mégaentreprises publiques, apparues pour la plupart sous la présidence de Vladimir Poutine, exigeant à terme la liquidation ou la transformation en sociétés par actions de ces géants « sans avenir », dans des secteurs comme l'armement ou l'énergie atomique.
« Le prestige de la patrie et le bien-être national ne peuvent reposer indéfiniment sur les réalisations du passé », a-t-il déclaré, en citant le complexe pétrolier et gazier, et les infrastructures industrielles datant de la période soviétique.
La Russie a été empêchée de lutter efficacement contre la crise en raison de sa dépendance à l'exportation de matières premières, dont les cours se sont effondrés, a-t-il ajouté dans ce discours de 1h 40.
Répétant inlassablement le mot « modernisation », il a développé des idées avancées dans un récent article dans lequel il s'était livré à une critique virulente de son pays et qui avait alors été perçu comme une critique voilée de Vladimir Poutine, son prédécesseur et puissant Premier ministre.
Plus mesuré cette fois dans le ton, il a appelé à « lutter tous azimuts contre la corruption », notamment dans la police et la justice. Mais on ne peut pas régler le problème « uniquement par des arrestations », a-t-il dit, alors que M. Poutine prône des mesures répressives accrues en la matière.
Le président russe, Dmitri Medvedev, a prôné hier une « modernisation » en profondeur de la Russie, sur des bases démocratiques, tout en mettant en garde contre toute tentative de « déstabiliser » le pays.« Au XXIe siècle, notre pays a besoin d'une modernisation de fond en comble. Ce sera une première dans notre histoire, qui sera basée sur les valeurs et les institutions de la démocratie », a-t-il déclaré dans un discours à la nation, le deuxième depuis son élection en mars 2008.Mais « renforcer la démocratie ne signifie pas affaiblir l'ordre public », s'est-il empressé d'ajouter, en promettant de « couper court à toute...
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