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Sport

Les quatre glorieuses de Domenech

Depuis sa prise de fonctions il y a plus de quatre ans, Domenech et ces joueurs ont su répondre présent lors des matches décisifs. Samedi à Dublin, les Bleus n’ont pas droit à l’erreur.

Avant de se rendre en Irlande et d'affronter la chaude ambiance de Croke Park, samedi en barrage aller du Mondial 2010, la France et Raymond Domenech pourront puiser des références et des motifs d'espérer dans quatre déplacements à hauts risques bien négociés en l'espace de quatre ans.

Éire-France (0-1, 7 septembre 2005, éliminatoires du Mondial 2006) :
Au moment de fouler la pelouse de Lansdowne Road, les Bleus sont en fâcheuse posture pour accéder au Mondial 2006 et se doivent de l'emporter en Irlande pour rester dans la course à la qualification. Le sélectionneur, qui a débuté son mandat en juillet 2004 en misant sur un profond renouvellement du groupe France, doit composer avec le retour des trois glorieux anciens Zidane, Thuram, Makelele. Mais les Tricolores paraissent dans l'incapacité de faire bouger le bloc irlandais et chacun guette alors un exploit individuel. La délivrance viendra des pieds de Thierry Henry sous la forme d'une magnifique frappe enroulée qui se loge dans la lucarne de Given (68e). « Titi » marque là l'un de ses buts les plus importants en sélection et la France est presque déjà en route pour le Mondial.

Italie-France (0-0, 8 septembre 2007, éliminatoires de l'Euro 2008) :
Ce choc à San Siro entre les champions du monde et leurs dauphins se déroule dans un contexte sulfureux. Le duel entre Domenech et ses meilleurs ennemis a de fait débuté dès le mois d'août quand le sélectionneur évoque un France-Italie Espoirs avec un « arbitre acheté » en 1999. Ses propos lui valent une suspension infligée par l'UEFA, et c'est des tribunes qu'il doit suivre la rencontre. Le public italien n'a aucune intention de pardonner l'offense. La Marseillaise est ainsi noyée sous une bronca mémorable, et les Bleus et leur patron sont copieusement conspués. Mais la France tient parfaitement le choc. Le sélectionneur gagne même la bataille tactique avec la titularisation au poste d'arrière droit du jeune Lassana Diarra (22 ans à l'époque, 4e sélection) qui étouffe la légende Del Piero. La voie vers l'Euro 2008 ne sera vraiment dégagée qu'un mois plus tard (victoires aux Féroé et face à la Lituanie), mais le point ramené d'Italie a des allures de succès psychologique pour Domenech et ses joueurs.

Roumanie-France (2-2, 11 octobre 2008, éliminatoires du Mondial 2010) :
Après le fiasco de l'Euro 2008 et un départ catastrophique dans les éliminatoires du Mondial 2010 (défaite en Autriche 3-1), Raymond Domenech joue quasiment sa tête à chaque sortie. À Constanta, les deux buts roumains inscrits en l'espace de 17 minutes semblent sonner la fin de son mandat. Mais Ribéry redonne un peu d'espoir à quelques minutes de la pause avant qu'un missile de 35 mètres de Gourcuff ne sauve définitivement le sélectionneur. « On a joué pour lui », déclarera « Francky » au coup de sifflet final.

Serbie-France (1-1, 9 septembre 2009, éliminatoires du Mondial 2010) :
C'est l'enfer qui est promis aux Bleus avant ce déplacement dans le terrible Marakana de Belgrade. Les Serbes n'ont besoin que d'un succès pour valider leur ticket pour la Coupe du monde, et au bout de 9 minutes, la catastrophe annoncée semble se produire, Lloris étant exclu pour avoir accroché Zigic dans la surface. À 10 contre 11 et mené 1-0 après la transformation du penalty par Milijas, les Bleus sont en passe de revivre le même cauchemar que lors du dernier match de l'Euro contre l'Italie (penalty et exclusion d'Abidal après 24 minutes de jeu). Le destin de Domenech ne tient plus que par un fil, mais Henry, déjà buteur quatre jours plus tôt face à la Roumanie (1-1), se mue une nouvelle fois en héros et reprend de près une frappe d'Anelka relâchée par Stojkovic, le portier serbe (31e). Le match bascule, et ce sont les Bleus qui finissent en trombe, dominant leurs adversaires et éteignant l'ambiance au Marakana. La France n'évite pas les barrages, mais paraît enfin sur la voie du renouveau.
Avant de se rendre en Irlande et d'affronter la chaude ambiance de Croke Park, samedi en barrage aller du Mondial 2010, la France et Raymond Domenech pourront puiser des références et des motifs d'espérer dans quatre déplacements à hauts risques bien négociés en l'espace de quatre ans.Éire-France (0-1, 7 septembre 2005, éliminatoires du Mondial 2006) :Au moment de fouler la pelouse de Lansdowne Road, les Bleus sont en fâcheuse posture pour accéder au Mondial 2006 et se doivent de l'emporter en Irlande pour rester dans la course à la qualification. Le sélectionneur, qui a débuté son mandat en juillet 2004 en misant sur un profond renouvellement du groupe France, doit composer avec le retour des trois glorieux anciens Zidane,...
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