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Liban - Exécutif

Les ministres entament aujourd’hui la rédaction de la déclaration de politique générale

Le gouvernement de coalition nationale a tenu hier son premier Conseil des ministres et formé la commission chargée de rédiger, dès aujourd'hui, la déclaration ministérielle.

Les nouveaux ministres Sélim Wardé (Culture), Raya el-Haffar (Finances) et Fadi Abboud (Tourisme).  Photo Ibrahim Tawil

Au lendemain de sa formation, le gouvernement de coalition nationale a tenu hier, entre 15 et 16 heures, son premier Conseil des ministres au palais présidentiel de Baabda. Le président de la République, Michel Sleiman, a présidé cette réunion inaugurale, boudée par le nouveau ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, qui entendait protester contre la non-attribution du portefeuille de l'Éducation aux Kataëb.
M. Sayegh n'en a pas moins été nommé au sein d'un comité chargé d'élaborer la déclaration de politique générale. Ce comité, fort de 11 membres, doit se réunir à 13 heures aujourd'hui et dispose d'un mois pour rédiger le texte.
Présidé par M. Hariri, le comité comprend, outre M. Sayegh, MM. Boutros Harb, Tarek Mitri, Mohammad Fneich, Jean Oghassabian, Ziyad Baroud, Waël Bou Faour, Gebran Bassil, Ali Chami, Charbel Nahas, Raya el-Haffar et Youssef Saadé.
Rendant compte de la séance, le ministre de l'Information, Tarek Mitri, a rapporté les propos tenus par le chef de l'État en début de séance.
Le président de la République, a-t-il dit, a affirmé que le gouvernement « se distingue par le fait qu'il comprend des représentants de toutes les composantes de la société libanaise, indépendamment des étiquettes attribuées à notre régime politique ».
Et d'ajouter : « Les cérémonies de passation des pouvoirs sont l'occasion de se rappeler que le pouvoir est continuité et qu'il convient d'édifier sur ce qui a déjà été réalisé ou tenté par les autres. La patience est nécessaire pour édifier les institutions. »
Le président Sleiman, a ajouté le ministre, a estimé que « le temps pris pour la formation du gouvernement n'a pas été perdu » et assuré que « le fruit du dialogue engagé entre les diverses parties politiques sera bientôt évident ». Il a noté aussi que « la crise politique ne s'est pas répercutée sur les plans sécuritaire ou économique ».
Sur les rapports que doivent entretenir entre eux les ministres, le chef de l'État a lancé quelques mises en garde. Il leur a demandé de prendre leurs fonctions « sans préjugés ou arrière-pensées », et souligné la nécessité de la « solidarité ministérielle ». Il a également demandé aux ministres « d'éviter les campagnes d'invectives blessantes », affirmant qu'une fois prises, « les décisions en Conseil des ministres doivent être défendues par tous ». Le président Sleiman les a aussi exhortés de respecter le caractère confidentiel des débats.
« Nous sommes unis par l'obligation de respecter la Constitution, qui nous invite à prendre des décisions à l'unanimité et à ne voter qu'en cas de nécessité, conformément aux dispositions de la Loi fondamentale », a-t-il encore dit.
Le chef de l'État a engagé les ministres à rédiger rapidement la déclaration ministérielle, à laquelle il a fixé trois éléments : la déclaration de politique générale passée, son propre serment constitutionnel, et enfin le mot prononcé lundi soir par Saad Hariri, après la lecture du décret de formation du nouveau gouvernement.

Hariri « un cas d'exception »
Le ministre de l'Information a ensuite livré l'essentiel d'une allocution prononcée par le Premier ministre, qui a parlé du gouvernement d'union nationale comme d'un « cas d'exception, qui ne doit pas devenir coutume constitutionnelle ».
M. Hariri a ajouté : « Ce gouvernement est là pour travailler, pas pour devenir un champ de barricades politiques autour d'une table de travail. » Il a également souhaité que les ministres perdent l'habitude d'utiliser les médias pour s'adresser des messages politiques les uns aux autres.

Les armes du Hezbollah
Répondant aux questions des journalistes, le ministre de l'Information a enfin laissé entendre que le gouvernement n'abordera pas « les questions épineuses », à savoir l'armement du Hezbollah, dans sa déclaration de politique générale. « Nous allons rédiger une nouvelle déclaration, mais sur la base du texte accepté par le précédent cabinet », a-t-il souligné.
Le précédent gouvernement de Fouad Siniora, après trois semaines de tractations difficiles pour l'élaboration de la déclaration de politique générale, n'avait finalement pas exigé le désarmement du Hezbollah.
On apprend par ailleurs de source informée que Boutros Harb a demandé la parole pour rappeler aux nouveaux ministres leur devoir de déclaration de fortune.

La photo de famille
À l'issue du Conseil des ministres, les nouveaux ministres en costume sombre, comme le veut le protocole après le 15 octobre, se sont alignés sur les marches conduisant à la pelouse de la présidence, pour la photo de famille traditionnelle, en présence du président de la Chambre, mais en l'absence de Sélim Sayegh.
Au lendemain de sa formation, le gouvernement de coalition nationale a tenu hier, entre 15 et 16 heures, son premier Conseil des ministres au palais présidentiel de Baabda. Le président de la République, Michel Sleiman, a présidé cette réunion inaugurale, boudée par le nouveau ministre des Affaires sociales, Sélim Sayegh, qui entendait protester contre la non-attribution du portefeuille de l'Éducation aux Kataëb.M. Sayegh n'en a pas moins été nommé au sein d'un comité chargé d'élaborer la déclaration de politique générale. Ce comité, fort de 11 membres, doit se réunir à 13 heures aujourd'hui et dispose d'un mois pour rédiger le texte.Présidé par M. Hariri, le...
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