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Sport

Euro 2016 - France : l’expérience des grands évènements, le manque de stades

La France peut s'appuyer sur son expérience des grands évènements sportifs pour porter sa candidature à l'Euro 2016, mais doit encore renouveler son parc de stades aux normes actuelles pour assumer le rôle de « favorite » que lui attribue le président de la Ligue française de football professionnel (LFP), Frédéric Thiriez.
« Je pense que l'on va gagner et que l'on sera désignés organisateurs, dit-il. Je considère que la France est favorite. »

Les points forts
Les réussites de l'Euro 1984 et du Mondial 1998, remportés par l'équipe de France sur le terrain, ou des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville (1992) plaident pour un pays habitué à organiser des grandes compétitions sportives. La France ne se prive d'ailleurs pas de communiquer là-dessus.
Premier pays touristique du monde avec plus de 80 millions de visiteurs annuels, la France et son demi-milliard de nuitées par an dispose des infrastructures hôtelières pour loger les équipes, les officiels et les nombreux supporteurs attirés par un championnat d'Europe.
Sa situation au carrefour de l'Europe présente en outre un avantage par rapport à la Scandinavie (double candidature Norvège-Suède) ou à la Turquie : il sera facile pour les supporteurs de suivre leur équipe.
Le réseau de transport est un autre atout du dossier français, grâce au rapide et confortable TGV (Train à Grande Vitesse) et au bon maillage autoroutier du pays, un bon point aux yeux de l'UEFA échaudée par les problèmes de transports rencontrés en Pologne et en Ukraine pour la double organisation de l'Euro 2012.
Enfin la Ligue (LFP) et la Fédération (FFF) sont très enthousiasmées par le projet qu'elles soutiennent d'une communication très présente et d'un lobbyisme actif auprès des dirigeants politiques, à l'image de M. Thiriez.

Les points faibles
Le premier d'entre eux reste les stades. Rénovées pour le Mondial 1998, les enceintes françaises sont loin, mis à part le Stade de France, des standards européens qui ont beaucoup évolué en dix ans. L'UEFA veut désormais des stades supermodernes à la manière de ceux que l'Allemagne a construits pour la Coupe du monde 2006 ou des stades que bâtit l'Angleterre, à l'image de l'Émirates d'Arsenal ou du nouveau Wembley.
La Ligue (LFP) et la Fédération (FFF) poussent pour que de nouveaux stades soient bâtis. Mais les villes se font quelquefois tirer l'oreille et attendent un geste financier conséquent de l'État pour s'engager dans la rénovation (Marseille, Saint-Étienne...) ou la construction de leur stade (Lyon, Nice...).
Le cahier des charges de l'UEFA réclame deux stades de plus de 50 000 places, trois de plus de 40 000 et quatre de plus de 30 000 places (avec à chaque fois 7 à 8 % de capacité supplémentaire liée aux tribunes officielles ou à la presse par exemple).
La France dévoilera aujourd'hui la liste des douze villes qui accueilleraient la compétition, à choisir parmi Nice, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Saint-Étienne, Lyon, Lille, Lens, Strasbourg, Nancy, Paris (Parc des Princes), Saint-Denis (Stade de France), Montpellier et Metz.
L'État français a promis une enveloppe de 150 M d'euros pour les stades si la France est désignée, le 27 mai 2010, pour organiser la compétition, le premier Euro à 24 équipes, soit huit équipes de plus que le dernier organisé conjointement en 2008 par la Suisse et l'Autriche.

La France peut s'appuyer sur son expérience des grands évènements sportifs pour porter sa candidature à l'Euro 2016, mais doit encore renouveler son parc de stades aux normes actuelles pour assumer le rôle de « favorite » que lui attribue le président de la Ligue française de football professionnel (LFP), Frédéric Thiriez.« Je pense que l'on va gagner et que l'on sera désignés organisateurs, dit-il. Je considère que la France est favorite. »Les points fortsLes réussites de l'Euro 1984 et du Mondial 1998, remportés par l'équipe de France sur le terrain, ou des Jeux olympiques d'hiver d'Albertville (1992) plaident pour un pays habitué à organiser des grandes compétitions...
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