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Moyen Orient et Monde - États-Unis

À Fort Hood, Obama rend hommage aux victimes de la fusillade

Les talibans prédisent de nouvelles tueries.

Barack et Michelle Obama se recueillant devant le podium autour duquel avaient été disposés 13 paires de "boots", un fusil M-4 fiché dedans, un casque sur la crosse, avec les photos des victimes au pied. Joe Raedle/Getty Images/AFP

Barack Obama et son épouse Michelle ont assisté, hier, sur la base militaire de Fort Hood (Texas, Sud), à une cérémonie d'hommage aux 13 victimes de la fusillade de jeudi dernier. « Il peut être difficile de comprendre la logique pervertie qui a conduit à cette tragédie. Mais nous savons la chose suivante : aucune croyance religieuse ne justifie ces actes meurtriers et lâches », a dit le président lors de la cérémonie.
Devant une foule chiffrée à 15 000 personnes par l'armée elle-même, M. Obama a rendu un hommage ému et personnel à chacune des 13 personnes tuées. Parmi les victimes se trouvaient une soldate de 21 ans enceinte, des militaires qui allaient être déployés en Afghanistan, dont une jeune femme de 29 ans et un jeune père de famille de 23 ans, une assistante médicale de 55 ans ou encore un commandant de l'armée de 52 ans, immigré mexicain devenu docteur en psychologie.
Barack Obama a aussi exalté la valeur de l'armée américaine et les grandes valeurs américaines. « C'est une époque d'épreuves pour notre pays », a dit M. Obama, en invoquant les guerres en Irak et en Afghanistan, et la poursuite du combat contre le terrorisme. Mais il a relevé que les victimes avaient répondu à l'appel et avaient décidé de servir leur pays. Il a placé cette génération dans la lignée de celles qui avaient livré les grandes guerres de l'Amérique.
Lundi, dans une interview accordée à ABC, le président s'était demandé si le commandant Nidal Hasan, l'auteur de la tuerie de jeudi qui a fait également 42 blessés, avait « agi en tant qu'individu » ou s'il existe « une palette d'acteurs plus large ». Hasan, blessé par balles par une policière, est sorti du coma lundi et a commencé à parler à l'équipe médicale.
Le FBI, la police fédérale américaine, a indiqué lundi que ce psychiatre de l'armée d'origine palestinienne et âgé de 39 ans avait été en contact fin 2008 avec une personne faisant l'objet d'une enquête antiterroriste. Mais « rien de négatif n'avait été trouvé » et les enquêteurs « avaient alors conclu que le commandant Hasan n'était pas impliqué dans des activités terroristes ou la préparation (d'activités) terroristes ».
Le Washington Post indiquait cependant lundi que les enquêteurs examinaient ses liens avec un imam né aux États-Unis, que les autorités américaines présentent comme un fervent soutien d'el-Qaëda. Selon le Washington Post d'hier, le major Hasan avait déclaré en 2007 devant des médecins militaires que, si l'on voulait éviter « des événements négatifs », les soldats musulmans devaient être autorisés à quitter l'armée en tant qu'objecteurs de conscience.
La radio publique NPR a, de son côté, rapporté que les supérieurs de Hasan lorsqu'il travaillait à Washington trouvaient qu'il n'était pas à la hauteur de son poste et avaient songé à le limoger. Le commandant Hasan semblait « détaché et pas intéressé » par son travail au Walter Reed Army Medical Center à Washington et négligeait souvent de répondre au téléphone quand il était de garde, selon les médecins, cités par NPR sous couvert d'anonymat.
M. Obama a déclaré qu'il était déterminé à ce que l'enquête soit « menée à bien ». « Nous ferons tout ce qui est nécessaire pour nous assurer qu'un tel événement ne se reproduise pas », a-t-il dit.
Par ailleurs, dans un communiqué mis en ligne hier, les talibans ont mis en garde les États-Unis contre de nouvelles fusillades similaires à celle de Fort Hood s'ils ne mettaient pas fin à leur politique en Afghanistan et en Irak. Dans ce communiqué, cité par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE Intelligence, les talibans qualifient de « héros » l'auteur de la fusillade.
Barack Obama et son épouse Michelle ont assisté, hier, sur la base militaire de Fort Hood (Texas, Sud), à une cérémonie d'hommage aux 13 victimes de la fusillade de jeudi dernier. « Il peut être difficile de comprendre la logique pervertie qui a conduit à cette tragédie. Mais nous savons la chose suivante : aucune croyance religieuse ne justifie ces actes meurtriers et lâches », a dit le président lors de la cérémonie.Devant une foule chiffrée à 15 000 personnes par l'armée elle-même, M. Obama a rendu un hommage ému et personnel à chacune des 13 personnes tuées. Parmi les victimes se trouvaient une soldate de 21 ans enceinte, des militaires qui allaient être...
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