Ces nouvelles déclarations surviennent alors que le président russe Dmitri Medvedev a averti que de nouvelles sanctions contre Téhéran ne pouvaient être exclues en cas de blocage persistant dans le dossier nucléaire iranien. « Je ne veux pas que tout cela se termine par l'adoption de sanctions internationales parce que les sanctions, en règle générale, conduisent dans une direction compliquée et dangereuse », a déclaré le président russe. « Mais s'il n'y a pas d'avancée, personne ne pourra exclure un tel scénario », a-t-il averti.
Samedi, M. Boroujerdi avait déclaré que l'Iran refusait d'envoyer son uranium enrichi à l'étranger contre la livraison de combustible pour son réacteur de recherche. Il n'est « pas prévu d'envoyer une partie des 1 200 kilos (d'uranium faiblement enrichi) à l'autre partie pour recevoir du combustible. Cela est désormais hors de question, que ce soit de manière graduelle ou en une seule fois », avait-il déclaré.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait soumis le 21 octobre un projet d'accord permettant d'assurer à Téhéran la livraison de combustible nucléaire pour son réacteur de recherche, tout en assurant un plus grand contrôle des stocks iraniens d'uranium enrichi, afin d'apaiser les inquiétudes internationales. Ce projet d'accord, dont le principe avait été évoqué en septembre par le président Mahmoud Ahmadinejad lui-même, a été approuvé par les États-Unis, la Russie et la France. Mais la République islamique veut d'autres négociations. Le projet prévoit que l'Iran exporte la majorité de son uranium faiblement enrichi à des fins d'enrichissement supplémentaire en Russie et que la France assure ensuite sa transformation en combustible nucléaire. De son côté, le quotidien gouvernemental Iran précise ce que pourrait être un « échange graduel d'uranium ».

