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Mode - Événement

Exposition « Balenciaga édition » chez Aïshti

Depuis hier soir et aujourd'hui compris, l'étage femme de la boutique Aïshti, rue al-Moutran, a des allures de musée Galliera. Sur une enfilade de mannequins de couture, les 25 robes « Balenciaga édition » recréées par Nicolas Ghesquiere racontent en matières précieuses et en silhouettes divines près de 77 ans d'histoire. Un événement éphémère lancé dans la pure tradition Aïshti : musique,  champagne et beautiful.
Martin Rummel, chef de zone Moyen-Orient de la maison Balenciaga, veille à l'installation. Styliste lui-même, il est aussi un guide passionné qui semble redécouvrir les modèles exposés à mesure qu'il en parle. Ces robes, créées par Cristobal Balenciaga dont Christian Dior disait volontiers « il est notre maître à tous », ont été choisies par Ghesquiere dans les archives de la maison. À la fois représentatives de leur époque et du génie visionnaire et avant-gardiste du grand couturier, elles peuvent être commandées sur mesure dans une fourchette de prix comprise entre 1 000 et 17 000$.
Martin passe ses doigts dans le « gazar » : « Cristobal Balenciaga n'avait qu'un credo : la silhouette. Toute sa carrière a été consacrée à l'exaltation de la silhouette des femmes. Il aimait les tissus épais, les lignes pures. Son style s'est fait de plus en plus minimaliste avec le temps, ce qui le rend éternellement contemporain. Par-dessus tout, il voulait qu'en présence d'autres femmes, la femme Balenciaga soit la plus remarquée ». Martin explore une robe de l'hiver 1967. Il cherche les coutures. En vain : elles n'existent pas. « Voyez : deux rectangles de tissus, deux rubans noués. Incroyable ! » On constate. Ailleurs, on observe le mouvement savant des drapés ramenés vers l'intérieur du buste, une sous robe qui dépasse pour alléger l'allure dans le dos, un décolleté arrière qui flotte comme une voile, conférant au mannequin la légèreté d'une goélette en partance. Les lignes sont souples, dépouillées, parfois décintrées, une idée de 1952. L'année suivante, la taille descendra sur les hanches. Sacré Cristobal ! Il ose et on le suit. Au début des années 60, il s'inspire des peintres espagnols, Goya, Zurbaran : robes de duègnes « dignes et austères ». L'aisance est assurée par des corsets invisibles. Les emmanchures kimono exaltent la ligne de la nuque, adoucissent l'arrondi des épaules.
Vingt-cinq robes, 77 ans d'histoire et le privilège rare, en s'offrant l'une de ces créations, d'incarner le plus sérieusement du monde ces femmes d'exception qui furent les clientes de Monsieur Cristobal : les reines d'Espagne et de Belgique, la princesse Grace de Monaco et la duchesse de Windsor.
Depuis hier soir et aujourd'hui compris, l'étage femme de la boutique Aïshti, rue al-Moutran, a des allures de musée Galliera. Sur une enfilade de mannequins de couture, les 25 robes « Balenciaga édition » recréées par Nicolas Ghesquiere racontent en matières précieuses et en silhouettes divines près de 77 ans d'histoire. Un événement éphémère lancé dans la pure tradition Aïshti : musique,  champagne et beautiful. Martin Rummel, chef de zone Moyen-Orient de la maison Balenciaga, veille à l'installation. Styliste lui-même, il est aussi un guide passionné qui semble redécouvrir les modèles exposés à mesure qu'il en parle. Ces robes, créées...
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