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Sport

Marseille savoure sans pavoiser

Marseille a délivré mardi en Ligue des champions, face au modeste FC Zurich, un récital offensif (6-1) qui a pris toute sa consistance en fin de match, mais ne s'enflamme pas pour autant, conscient de la difficulté de la tâche à accomplir avant deux déplacements périlleux.
Six buts en une rencontre : il faut remonter au 26 janvier 2008 face à Caen en championnat, et sur le même score, pour trouver trace d'une pareille tornade. « Je savoure ce résultat », a d'ailleurs reconnu le coach marseillais Didier Deschamps.
Là où ses attaquants avaient péché à peine trois jours plus tôt contre Toulouse, ils ont cette fois trouvé la mire, en écho au message délivré par le directeur sportif de l'OM, José Anigo, qui avait lancé après le nul poussif (1-1) contre les Haut-Garonnais : « Il faut finir les occasions. »
Ce réalisme offensif retrouvé a représenté la première satisfaction de la soirée, même si le Brésilien Brandao a vendangé une occasion en or, comme contre Toulouse.
La seconde concerne les individualités et témoigne de la profondeur du banc marseillais. Dans ce registre, le milieu de terrain Fabrice Abriel a de nouveau marqué des points. Principal animateur offensif en début de rencontre, il a remplacé avec bonheur l'Argentin Lucho Gonzalez, absent au moins trois semaines en raison d'une entorse à une cheville.
À ce rythme-là, il ne sera pas évident pour la vedette du mercato estival de déloger l'ex-Lorientais, pas étranger au fait que « le ballon a circulé rapidement », comme l'a souligné Benoît Cheyrou.

Défaillances
en défense
Autre satisfaction de la soirée : le match propre du jeune Garry Bocaly, 21 ans, au poste de latéral droit. L'international Espoirs avait déjà suppléé le titulaire, Laurent Bonnart, samedi. Suspendu mardi, ce dernier voit désormais le spectre de la concurrence se rapprocher. Elle aurait même pu s'exprimer plus tôt si le Martiniquais ne s'était pas blessé en amical cet été contre Toulouse, victime d'une entorse à une cheville qui a retardé sa préparation.
« Je suis venu ici comme doublure de Laurent Bonnart, mais je bosse et me tiens prêt. Quand je suis arrivé au centre de formation à 15 ans, mon souhait était de devenir titulaire en équipe première », a expliqué Bocaly, qui revient de deux saisons en prêt en L2, à Libourne puis à Montpellier.
Ces notes positives, cependant, ne doivent pas occulter des failles déjà entrevues précédemment, même si, de l'avis de Cheyrou, « le score est très flatteur ».
Ainsi, la défense centrale s'est parfois laissée prendre de vitesse, comme sur le but d'Alphonse, où Hilton et Diawara sont restés cloués sur place. Et la baisse de régime et de concentration après le deuxième but marseillais a ouvert la voie à un sursaut suisse. Devant Lyon, dimanche en championnat, et à San Siro contre l'AC Milan le 25 novembre, deux équipes au calibre bien différent, ce type de relâchement pourrait se révéler douloureux.

Marseille a délivré mardi en Ligue des champions, face au modeste FC Zurich, un récital offensif (6-1) qui a pris toute sa consistance en fin de match, mais ne s'enflamme pas pour autant, conscient de la difficulté de la tâche à accomplir avant deux déplacements périlleux.Six buts en une rencontre : il faut remonter au 26 janvier 2008 face à Caen en championnat, et sur le même score, pour trouver trace d'une pareille tornade. « Je savoure ce résultat », a d'ailleurs reconnu le coach marseillais Didier Deschamps.Là où ses attaquants avaient péché à peine trois jours plus tôt contre Toulouse, ils ont cette fois trouvé la mire, en écho au message délivré par le directeur...
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