Les manifestations de l'opposition organisées mercredi à Téhéran en marge d'un rassemblement officiel anti-américain ont pris fin après plusieurs heures de heurts avec la police, selon des témoins.
Seuls quelques petits groupes d'opposants restaient aux abords des avenues sur lesquelles plusieurs milliers de manifestants ont tenté de défiler dans la matinée, ont-ils ajouté.
Le centre de la capitale restait cependant quadrillé par les forces de sécurité, qui ont été déployées en force pour disperser les rassemblements illégaux.
Malgré l'interdiction des autorités, les partisans de l'opposition qui conteste la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad étaient descendus dans la rue, profitant de l'organisation d'un rassemblement officiel pour marquer le 30e anniversaire de la prise de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran.
La police a tiré des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants, dont un nombre indéterminé a été blessé ou arrêté, ont précisé les témoins.
Selon le site de l'opposition mowjcamp.com, l'un des chefs de l'opposition Mehdi Karoubi a été battu par des partisans du pouvoir. Selon l'agence officielle Irna, les opposants ont mis le feu à des poubelles et des bennes et cassé les vitres de bus. Ils ont aussi attaqué deux policiers qui ont été hospitalisés. Selon un témoin, ils ont brisé les vitres d'une banque.
A quelques centaines de mètres du centre-ville, des milliers de personnes se sont rassemblées devant l'ancienne ambassade des Etats-Unis.
Arborant des drapeaux iraniens et portant des pancartes sur lesquelles on peut voir "l'oncle Sam" recevoir des coups sur la tête, ils ont crié les slogans habituels de "Mort à Israël" et "Mort à l'Amérique".
Seuls quelques petits groupes d'opposants restaient aux abords des avenues sur lesquelles plusieurs milliers de manifestants ont tenté de défiler dans la matinée, ont-ils ajouté.
Le centre de la capitale restait cependant quadrillé par les forces de sécurité, qui ont été déployées en force pour disperser les rassemblements illégaux.
Malgré l'interdiction des autorités, les partisans de l'opposition qui conteste la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad étaient...


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