La secrétaire d'Etat Hillary Clinton est arrivée mardi soir au Caire où elle doit évoquer avec le président Hosni Moubarak notamment la politique américaine sur la colonisation israélienne, qui a suscité une polémique.
Mme Clinton, qui fait face à de nombreuses critiques dans le monde arabe au sujet de ses propos samedi à Jérusalem sur la colonisation, devait s'entretenir aussitôt avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit et le chef des services de renseignement, Omar Souleimane. Elle rencontrera M. Moubarak mercredi.
La chef de la diplomatie américaine est engagée dans une difficile explication de texte après avoir qualifié de "sans précédent" une offre israélienne de gel partiel de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés, au lieu du gel total comme réclamé jusqu'à présent par Washington.
Mme Clinton, qui a ajouté en dernière minute l'étape cairote à son voyage devant normalement s'achever au Maroc, a rencontré à l'aéroport l'émissaire américain pour le Proche-Orient George Mitchell qui arrivait de Jordanie, selon un correspondant de l'AFP sur place.
La secrétaire d'Etat presse Israël et les Palestiniens de reprendre le dialogue sans conditions préalables.
"Nous considérons toujours le dossier du Proche-Orient avec un sentiment d'urgence", a expliqué son porte-parole aux journalistes à bord de l'avion l'amenant de Marrakech au Caire.
"Attendre n'est jamais bon, parce que quand il y a un vide, il ne manque pas de gens désireux de l'utiliser pour détruire les efforts", a ajouté Philip Crowley.
Interrogé sur le sens des efforts américains, alors que l'écart a paru s'accroître ces dernières semaines entre les parties, il a estimé que "l'effort a parfois un impact en lui-même parce qu'il donne un espoir (...) et c'est quand il n'y a pas d'espoir qu'il peut y avoir de la violence".
Le voyage de Mme Clinton est "dans la continuité de l'engagement de l'administration (du président Barack) Obama de s'occuper du problème depuis le premier jour. Sans cet effort, les choses pourraient aller de mal en pis", a ajouté le diplomate.
Mme Clinton avait déjà tenté au Maroc de rassurer le camp arabe en promettant que sa position sur la colonisation n'avait pas changé, et en affirmant que "les Etats-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes".
La question des colonies est l'un des principaux obstacles à la reprise du dialogue entre Israël et les Palestiniens, interrompu il y a près d'un an et que Washington s'efforce à grand peine de relancer. Les Palestiniens exigent un arrêt total de la colonisation avant de reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis la fin 2008, ce que refuse l'Etat hébreu.
L'Egypte, en paix avec Israël depuis trente ans et fidèle alliée des Etats-Unis, est fréquemment sollicitée par Washington pour son influence modératrice au Proche-Orient.
Mme Clinton, qui fait face à de nombreuses critiques dans le monde arabe au sujet de ses propos samedi à Jérusalem sur la colonisation, devait s'entretenir aussitôt avec son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit et le chef des services de renseignement, Omar Souleimane. Elle rencontrera M. Moubarak mercredi.
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