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Liban

« Des difficultés subsistent, mais tout le monde reste très positif »

Le Premier ministre désigné Saad Hariri s'est rendu dans l'après-midi d'hier à Baabda où il s'est entretenu avec le président de la République Michel Sleiman. Sur le perron du palais, M. Hariri a indiqué qu'il existe « de nombreuses propositions, mais tout le monde s'est donné le mot pour ne rien révéler ».
« La démocratie a un coût, et ce coût transparaît dans les discussions et les tentatives de restaurer la confiance perdue. Même s'il y a du retard, nous sommes en train de rebâtir la confiance », a-t-il ainsi déclaré. Il a ajouté que « le climat est positif, il n'est pas négatif ». « Je ne veux pas poser de dates, mais si Dieu le veut, nous sommes très proches de la formation d'un gouvernement. Nous poursuivons nos efforts, et j'ai informé le président de la situation actuelle. Il va œuvrer de son côté pour contribuer à la formation du cabinet le plus rapidement possible », a-t-il également relevé, avant de préciser que « le dialogue avec les différentes formations politiques ne concerne pas uniquement les portefeuilles, il comprend tous les dossiers épineux. Jusque-là toutes les concertations avec les différentes parties ont été très positives, même si des difficultés subsistent. Tout le monde reste positif néanmoins car le but est de former un gouvernement le plus rapidement possible. Nous poursuivons le dialogue avec tout le monde ».

Sleiman
Le président de la République avait en effet affirmé plus tôt dans la journée que « l'étape qui suivra la formation du gouvernement sera consacrée aux réformes administratives et politiques », et avait indiqué que « la décentralisation administrative sera prioritaire car elle est primordiale pour le développement » du pays.
Peu de temps avant l'arrivée de M. Hariri à Baabda, Michel Sleiman s'était entretenu avec le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud, le ministre d'État Youssef Takla, le président de la région Île-de-France Jean-Paul Huchon et le représentant personnel du secrétaire général de l'ONU, Michael Williams.
Avec M. Baroud, le président a abordé « la situation sécuritaire dans le pays et le travail actuellement effectué par le ministère ». Jean-Paul Huchon est ensuite arrivé au palais présidentiel à la tête d'une importante délégation de la région Île-de-France en présence du président de la municipalité de Beyrouth Abdel Meneem Ariss.
M. Huchon a de son côté affirmé que sa présence est à placer dans le cadre d'une coopération avec la municipalité de Beyrouth qui est en cours depuis 1911, soulignant que « la France s'est toujours tenue aux côtés du Liban tant dans les moments difficiles que dans les moments de stabilité ».
M. Sleiman a, quant à lui, mis l'accent sur « l'interaction entre les deux pays qui est fondée sur des valeurs communes telles que la démocratie, les droits de l'homme et les libertés publiques ainsi que le rejet de la violence, du fanatisme et du terrorisme ». Il a ensuite souligné l'importance de la décentralisation qui devrait être appliquée au Liban et qui devrait prendre pour exemple l'expérience française.
Le Premier ministre désigné Saad Hariri s'est rendu dans l'après-midi d'hier à Baabda où il s'est entretenu avec le président de la République Michel Sleiman. Sur le perron du palais, M. Hariri a indiqué qu'il existe « de nombreuses propositions, mais tout le monde s'est donné le mot pour ne rien révéler ».« La démocratie a un coût, et ce coût transparaît dans les discussions et les tentatives de restaurer la confiance perdue. Même s'il y a du retard, nous sommes en train de rebâtir la confiance », a-t-il ainsi déclaré. Il a ajouté que « le climat est positif, il n'est pas négatif ». « Je ne veux pas poser de dates, mais...
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