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Liban - Inauguration

Baalbeck : quinze kiosques touristiques pour redynamiser la ville

Mercredi, les habitants de Baalbeck ont vu passer une drôle de délégation d'hommes en costumes. Allant de kiosque en kiosque, le président de la municipalité de la ville, des représentants du PNUD et l'ambassadeur de Belgique ont inauguré en fanfare le dernier projet de développement local de la région.

Droites et immaculées, de petites cabanes de bois clair sont disposées autour du site archéologique. D'une surface de deux ou trois mètres carrés, elles sentent le neuf, et pour cause : leur inauguration ne date que d'hier. À l'intérieur, l'aménagement est minime. Une machine à café dans la première d'entre elles, et quelques gobelets en plastique ; dans la suivante, deux hommes s'activent, face à l'arrivée des visiteurs, autour d'un saj.
Au nombre de quinze, les petites maisonnettes vendront bientôt de quoi boire et manger, des souvenirs ou des créations artisanales, ou offriront plans et informations aux touristes perdus autour des ruines de Baalbeck et de la rivière Ras el-Aïn. « Le but de ces kiosques est avant tout de doper l'économie touristique de la ville, explique le président de la municipalité Bassam Raad. Mais ça permet aussi la création d'emplois pour les habitants. » Au total, 63 postes, de l'approvisionnement au service, auraient été créés.
Mais cette mise en kiosques vise aussi à mettre de l'ordre parmi les stands touristiques qui se sont installés de façon aléatoire et illégale autour du site. Bilal Toufayé, 35 ans, cuisine des manaïches depuis 18 ans. « Je vendais mes sandwichs dans une cabane ouverte, en bas de la rue, raconte-t-il. La municipalité m'a proposé de venir ici, et j'ai accepté. » Si aucun contrat n'a pour l'instant été signé avec la municipalité, le loyer de la cabane, où il y a l'électricité, ne devrait pas revenir trop cher aux commerçants. « 50 dollars par mois, pas plus », assure le président de la municipalité.
Les installations, construites par des citoyens de la ville, ont coûté 60 000 dollars. Elles font partie d'un projet plus large, initié en janvier 2009 par Art Gold Liban, filiale sociale du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Son objectif principal, d'une durée de deux ans, est de « construire la paix à l'aide du développement local » dans la Békaa et le Nord du Liban. Le gouvernement belge a offert un budget de 2,8 millions de dollars à l'organisme.
Les kiosques sont donc payés à 90 % par cette enveloppe, et le reste revient à la municipalité de Baalbeck. Des projets d'Art Gold ont déjà éclos dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban-Sud et à Rachaya, financés par l'Italie et l'Espagne.
Présent pour l'inauguration, l'ambassadeur de Belgique, Johan Verkammen, a été chaudement remercié par Bassam Raad : « Vous pouvez désormais vous considérer comme un citoyen de la ville. Aujourd'hui, c'est vous l'hôte et nous les invités ! » s'est-il exclamé. À la fin des discours, une proposition est lancée : « Que diriez-vous, en remerciement, de nommer chacun des kiosques du nom d'une ville belge ? » Il vous sera alors possible d'aller à la baraque de Bruxelles ou d'Anvers pour déguster un manaïche !
Mercredi, les habitants de Baalbeck ont vu passer une drôle de délégation d'hommes en costumes. Allant de kiosque en kiosque, le président de la municipalité de la ville, des représentants du PNUD et l'ambassadeur de Belgique ont inauguré en fanfare le dernier projet de développement local de la région.Droites et immaculées, de petites cabanes de bois clair sont disposées autour du site archéologique. D'une surface de deux ou trois mètres carrés, elles sentent le neuf, et pour cause : leur inauguration ne date que d'hier. À l'intérieur, l'aménagement est minime. Une machine à café dans la première d'entre elles, et quelques gobelets en plastique ; dans la suivante, deux hommes s'activent,...
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