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Sport - Football

OM-Paris SG: un report qui coûte cher

Le report dimanche du match OM-Paris SG et les incidents violents qui ont suivi dans le centre de Marseille ont un coût et alimentent le débat sur le partage des responsabilités en matière de dédommagement.
Pour le club marseillais, le préjudice global s'élève à environ 350.000 euros. Soit 50.000 euros de location du stade, 90.000 pour les stadiers, 60.000 de frais de police (neuf compagnies mobilisées), 100.000 de traiteur, dont la nourriture commandée la veille a été détruite, ainsi que 50.000 de frais divers (location de véhicules, de sono...).
L'OM entend négocier «poste par poste, à l'amiable», l'éventuel remboursement des frais avancés. Par exemple en tentant d'obtenir une réduction de la facture auprès de la ville pour la location du stade.

«Au cas par cas»
«Juridiquement non responsable» du report de la rencontre, le club attend également d'éventuelles propositions de la Ligue de football (LFP) jeudi concernant la prise en charge des frais de police, avant d'envisager d'éventuels recours. Le club n'entend pas non plus rembourser les frais de déplacement des supporteurs et de partenaires, même s'il pourrait l'envisager «au cas par cas».
La note est également salée pour les fans, venus individuellement ou par le biais de clubs de supporteurs. Michel Tonini, le vice-président des Yankees (5000 membres), évalue dans un premier temps à environ 40.000 euros le préjudice pour son club: «Dix bus sont venus de loin, sans parler des nombreux supporteurs venus en train, voiture ou avion. Nous allons essayer d'avoir une démarche commune à tous les groupes».
Les violents affrontements en centre-ville n'ont finalement provoqué que des dégâts matériels mineurs et devraient générer des dépenses réduites. Mais ils ont nécessité le renfort d'une centaine de membres des forces de l'ordre et l'affrêtement d'une rame TGV pour évacuer les supporteurs parisiens. Soit un coût non négligeable, même si ni les autorités ni la SNCF n'en ont précisé le montant.
Certains moyens mis en oeuvre «ne l'auraient pas été si le match s'était tenu», a commenté le préfet délégué à la sécurité Philippe Klayman, évoquant «une part de responsabilité de la Ligue», dont il espère qu'elle prendra en charge «notamment sur le plan budgétaire» ces moyens supplémentaires. Le maire (PS) des arrondissements concernés par les heurts, Patrick Mennucci, entend, lui, faire participer la Ligue aux frais de réparation des commerçants.

Lien de causalité
Du côté de la mairie (UMP) de Marseille, on refuse en revanche d'incriminer la Ligue. Elle «aurait pu prévenir plus tôt mais elle était sur des préoccupations que l'on comprend, il s'agit de l'état de santé des joueurs», explique Caroline Pozmentier, adjointe au maire en charge de la sécurité.
«La responsabilité incombe aux auteurs des faits, soyons prudents et vigilants. Ce sont d'abord ces individus et ces comportements qu'il faut fustiger», a-t-elle ajouté.
Au micro d'Europe 1, le président de la LFP Frédéric Thiriez a déclaré: «J'irai à Marseille et nous verrons ces questions de dédommagement», se disant «pas certain qu'il y ait un lien de causalité entre les bagarres (...) et l'annulation du match». Une manière de dire que la responsabilité de la Ligue n'était pas engagée.
Le report dimanche du match OM-Paris SG et les incidents violents qui ont suivi dans le centre de Marseille ont un coût et alimentent le débat sur le partage des responsabilités en matière de dédommagement.Pour le club marseillais, le préjudice global s'élève à environ 350.000 euros. Soit 50.000 euros de location du stade, 90.000 pour les stadiers, 60.000 de frais de police (neuf compagnies mobilisées), 100.000 de traiteur, dont la nourriture commandée la veille a été détruite, ainsi que 50.000 de frais divers (location de véhicules, de sono...).L'OM entend négocier «poste par poste, à l'amiable», l'éventuel remboursement des frais avancés. Par exemple en tentant d'obtenir une réduction de...
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