Corée du Nord
Pour étouffer les marchés privés, les autorités s'attaquent aux femmes
Le régime nord-coréen tente d'étouffer le peu de marchés privés encore autorisés en s'attaquant aux femmes, pour lesquelles vendre sur ces marchés représente un complément de revenu non négligeable, a affirmé le rapporteur de l'ONU sur les droits de l'homme, Vitit Muntarbhorn.
Les femmes qui ont moins de 49 ans n'ont plus le droit de vendre quoi que ce soit sur les marchés. Elles ne peuvent pas non plus porter de pantalon ou circuler à vélo. Ce ciblage systématique des femmes intervient au moment où « les autorités craignent de perdre leur emprise sur la population. Elles veulent que les Nord-Coréens soient totalement dépendants de l'État », a ajouté M. Muntarbhorn.
Thaïlande
Le Premier ministre favorable à l'idée d'autonomie pour le Sud
Le Premier ministre thaïlandais, Najib Razak, s'est dit favorable hier à une suggestion émise par son homologue malaisien d'accorder une « forme » d'autonomie au sud du pays en proie à une insurrection violente. Hier, des présumés rebelles islamistes ont tué trois villageois dans cette même région du Sud alors qu'un policier et un militant rebelle ont été tués dans des combats entre rebelles et forces de sécurité. Depuis janvier 2004, plus de 3 900 personnes, musulmans ou bouddhistes, ont trouvé la mort dans des violences qui affectent l'extrême sud du royaume, une région rattachée à la Malaisie jusqu'au début du XXe siècle et où des groupes rebelles luttent contre la domination de Bangkok.
Italie
Berlusconi a la scarlatine
Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi ne se rendra pas jeudi et vendredi à Bruxelles où doit avoir lieu un sommet européen car il a la scarlatine, a annoncé hier à Luxembourg son ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini. Âgé de 73 ans, Silvio Berlusconi avait déjà été contraint d'annuler une visite prévue à l'Aquila pour livrer des maisons destinées aux sinistrés du séisme d'avril.
La scarlatine est une maladie contagieuse provoquée par une bactérie, le streptocoque, qui se soigne avec des antibiotiques. Très rare chez l'adulte, elle se caractérise par de la fièvre, une angine et des plaques rouges sur le corps. Chez l'enfant, les médecins recommandent le repos au lit et l'isolement pendant 15 jours.
Rapport
Plus d'un million de déplacés de l'Afrique
de l'Est et du centre
en six mois
Plus d'un million de personnes ont dû fuir la violence en l'Afrique de l'Est et du centre ces six derniers mois, ce qui porte à plus de dix millions le nombre de déplacés dans la région, selon un rapport de l'ONU publié hier. « À la fin de septembre 2009, il y avait un total de 10,18 millions de personnes déplacées dans 10 des 18 pays d'Afrique du centre et de l'Est », a expliqué aux journalistes la porte-parole du Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) lors de la présentation du rapport. « Cela représente une augmentation d'un peu plus d'un million de déplacés durant les six derniers mois (de mars à septembre) », a-t-elle ajouté. La recrudescence des combats dans les provinces du Sud et du Nord-Kivu de la République démocratique du Congo (RDC) est à l'origine d'une très grande partie de ces nouveaux déplacés, selon l'ONU.
Soudan
Plus de 300 000 enfants meurent chaque année de causes évitables
Plus de 300 000 enfants âgés de moins de cinq ans meurent chaque année au Soudan de « causes évitables », dont 110 000 dans le mois suivant leur naissance, a indiqué hier un haut responsable de l'ONU s'alarmant du taux de mortalité des femmes à l'accouchement. Ces enfants meurent souvent de malaria, de diarrhée, d'infections respiratoires, a indiqué le haut responsable, soulignant des problèmes de malnutrition en bas âge qui rendent les bébés plus vulnérables à ces maladies. L'Unicef estime que la mortalité infantile pourrait passer de 305 000 à 200 000 en trois ans si des « efforts collectifs » étaient réalisés.
Sénégal
Le président Wade aurait offert 133 000 euros à un agent du FMI
L'affaire de la valise de billets - 133 000 euros - offerts en « cadeau » à un agent du Fonds monétaire international embarrassait hier le président sénégalais Abdoulaye Wade, candidat à sa propre succession, même si son gouvernement s'efforçait de minimiser l'accusation de corruption. Dans un communiqué, le FMI a affirmé hier que « le président a expliqué que l'argent avait été remis en guise de traditionnel cadeau d'adieu à l'agent (...) et n'était destiné en aucune manière à influencer l'institution ». Mais le Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, était monté préventivement au filet, dimanche, dans une interview troublante au journal Kotch. « Il ne s'agissait pas pour nous de le corrompre (...) Nous avons cherché à aider quelqu'un à acheter des cadeaux pour ses parents », a-t-il plaidé.
Moyen Orient et Monde
Brèves internationales
OLJ / le 28 octobre 2009 à 23h00

