Le Sud est en ébullition sur fond de revendications politiques et sociales, ses habitants estimant faire l'objet de discriminations de la part des Nordistes et de ne pas bénéficier d'une aide économique suffisante.
Les manifestations d'hier se sont déroulées dans les villes et localités de Dhaleh, Jaar, Houta, Habilain et Yafaa, toutes situées dans l'ancien Yémen du Sud qui s'est unifié avec le Nord en 1990. Le nombre de personnes arrêtées pour avoir participé à des manifestations et parfois des violences dans le Sud reste inconnu. Ces manifestations ont souvent donné lieu à des appels à la sécession. Par ailleurs, un ancien ambassadeur originaire du Sud, présenté comme l'un des animateurs des manifestations, a comparu hier devant un tribunal de première instance de Sanaa sous l'accusation d'avoir constitué illégalement une association.
Par ailleurs, un tribunal yéménite a condamné hier à la peine capitale quatre rebelles zaïdites, portant à 26 le nombre de rebelles condamnés à mort pour leur participation à des combats contre l'armée. Dix autres rebelles ont été condamnés à des peines de prison allant de douze à cinq ans par le tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme, et un accusé a été acquitté, selon un journaliste de l'AFP. À l'énoncé du verdict, les condamnés ont scandé le slogan des rebelles zaïdites : « Mort à l'Amérique, mort à Israël, malédiction aux juifs, victoire pour l'islam. »
Enfin, des sources officielles iraniennes ont démenti hier les informations faisant état de la saisie, au large du Yémen, d'un bateau iranien chargé d'armes qui seraient destinées à la rébellion chiite, selon la chaîne publique al-Alam de langue arabe.

