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Culture - Salon Du Livre - Poésies

Maelström de poètes nomades à Beyrouth

« Éditeur-artiste, agitateur d'idées, propulseur d'actes », c'est ainsi que se définit le groupe « Maelström », qui se trouve en ce moment au Liban au double titre du Salon du livre et de « Beyrouth, capitale internationale du livre 2009 ».
Le groupe a animé un débat, samedi, au Salon du livre, sur le thème « Le Liban a-t-il besoin de poésie ? ». Ce temps a été suivi d'une récitation de poèmes à laquelle participaient des poètes et artistes belges, français et libanais. Dimanche soir, il a organisé un nouveau happening à la magnanerie de Freiké, jalousement conservée et transformée en espace théâtral et centre culturel par Mounir Abou Debs.
« Le Liban a-t-il besoin de poésie ? » « C'est une question qui n'a pas de sens, répond David Giannoni. Il n'y a pas de pays qui ont plus besoin que d'autres de la beauté. La poésie est un lien indispensable entre le visible et l'invisible, entre la réalité et le vécu intérieur. » Fondateur du projet Maelström, Giannoni organise chaque année, depuis 2007, un grand festival d'arts poétiques, théâtraux, littéraires, cinématographiques et musicaux à Bruxelles, (http://www.maelstromrevolution.org).
Sans se soulever vraiment contre le support papier ou le livre, le groupe Maelström tente, à travers les séances de lecture qu'il organise, d'ajouter une dimension de théâtralité et de musique aux textes lus. C'est en fait une troupe dramatique d'amis qui a pris le nom de « Troupe poétique nomade », qui évolue et
s'exprime.
« D'où vient le feu ? » interroge Damien Spleeters, entre illusionnisme et poésie, avant de souffler une bougie qu'il tient à la main et de reprendre: « Si tu sais où il est parti, tu sais d'où il vient. » Magique!
Certains des récitants se font accompagner d'un tambour incantatoire indien, de notes égrenées à la guitare par Benjamin Pottel, d'instruments élémentaires, de battements de mains sur les genoux ou de bruitages au micro. Animation scénique qui rejoint, en un sens, l'oralité. Le groupe tente en fait de restaurer, dans l'art poétique, le lien personnel entre le récitant et la mémoire culturelle dont il transmet les valeurs, ainsi qu'avec les personnes qui l'écoutent, deux éléments caractéristiques de l'oralité.
Des textes lus par les poètes belges, français et libanais qui participent à ce festival se dégagent certaines orientations. Si les questions du sens, de l'identité personnelle, de l'intégrité physique et morale et de la liberté envahissent les textes lus par Antoine Wauters, Benjamin Pottel, Damien Spleeters, Pierre Guéry et Gaëtan Saint-Rémy, celle du Liban en mutation, du Liban qui se cherche convulsivement marque beaucoup les textes des Libanaises et Libanais présents : Michèle Gharios, romancière et poète, principal artisan de la présence au Liban de la « Troupe poétique nomade », Rita Bassil, dont la quête poétique a Beyrouth pour centre, Jad Semaan, poète et journaliste, Mona Bassil, passionnée du Liban, Patricia Élias, responsable éditoriale à la revue La Phénicienne, Rudy Rahmé, véritable acteur de sa poésie, et Rita Baddoura, poète et « performeuse ».
Le montage financier de la troupe est assuré par Wallonie-Bruxelles International et l'ambassade de Belgique à Beyrouth, ainsi que par des partenaires locaux, Maccaw, la revue La Phénicienne et l'Auberge des Cèdres.
La troupe poétique s'est produite hier dans le vieux souk de Byblos et a animé un atelier poétique avec des élèves du secondaire. Elle sera aujourd'hui et demain aux Cèdres et à Bécharré, où un autre contact avec les jeunes est prévu. Jeudi, séance poétique à l'école Souhaïd, Aïn el-Remmaneh, où les élèves de cinq écoles auront l'occasion de lire leurs poèmes. L'après-midi, tout le monde est invité à un « Acte poétique » sur la place Sassine, à 16 heures.
Le groupe a animé un débat, samedi, au Salon du livre, sur le thème « Le Liban a-t-il besoin de poésie ? ». Ce temps a été suivi d'une récitation de poèmes à laquelle participaient des poètes et artistes belges, français et libanais. Dimanche soir, il a organisé un nouveau happening à la magnanerie de Freiké, jalousement conservée et transformée en espace théâtral et centre culturel par Mounir Abou Debs.« Le Liban a-t-il besoin de poésie ? » « C'est une question qui n'a pas de sens, répond David Giannoni. Il n'y a pas de pays qui ont plus besoin que d'autres de la beauté. La poésie est un lien indispensable entre le visible...
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