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Liban - Gouvernement

Les milieux de l’opposition restent méfiants

Les milieux de l'opposition parlementaire affichent globalement de l'optimisme, mais ils restent néanmoins méfiants.
Résumant le mieux l'état d'esprit actuel des divers milieux de la minorité parlementaire, le député Ali Hassan Khalil, membre du Bloc de la libération et du développement (Berry), a souligné hier que l'ensemble des données intérieures et extérieures augurent d'une mise sur pied rapide d'un cabinet.
Cependant, a ajouté M. Khalil, « nous sentons que nous avons toujours besoin de quelque chose de plus, d'un coup de pouce, et cela nous pouvons l'assurer en poursuivant le dialogue et en nous écartant de tout ce qui contribue à accroître la tension par le biais des médias ».
« Il est honteux pour nous tous de nous regarder sombrer dans le cercle vicieux de la formation du gouvernement », a ajouté M. Khalil, affirmant que « certaines forces intérieures continuent hélas de miser, comme elles l'avaient fait auparavant, sur la possibilité pour elles d'imposer leur volonté et de transgresser la logique du consensus intérieur ».
M. Khalil a pris soin d'exclure de cette catégorie le président de la République, le Premier ministre désigné, le chef du PSP et « d'autres au sein de la majorité », tout comme, bien entendu, les forces de l'opposition.
« Il reste hélas quelques voix, mais nous savons que leur pari va échouer, tout comme avait échoué leur pari précédent, lorsqu'elles voulaient aussi sortir du consensus national à l'occasion de l'élection présidentielle. »
Ali Khreiss, collègue de M. Khalil au sein du même bloc, a estimé pour sa part que le processus de formation du gouvernement n'est retardé actuellement que par des considérations intérieures. « Il faut un sauvetage avec la participation de tout le monde », a ajouté M. Khreiss, déplorant que la mise sur pied du cabinet soit entravée par des désaccords sur la répartition de tel ou tel portefeuille ministériel.
Naji Gharios, membre du Bloc du changement et de la réforme, que dirige le général Michel Aoun, a assuré, de son côté, que le CPL est toujours « animé d'une volonté de parvenir à une solution ».
Selon lui, les rencontres successives entre le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le général Aoun « finiront sans doute par déboucher sur des résultats positifs », mais seulement si M. Hariri « parvient à se libérer de certains nœuds qui l'entourent ».
M. Gharios a toutefois nié que l'escalade verbale opérée par le général la semaine dernière soit venue en réponse à des prises de position du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, « contrairement à ce qu'on a cherché à suggérer ». « Geagea a son point de vue particulier et nous avons le nôtre. Notre objectif essentiel est de rectifier le cours des choses », a-t-il dit.
Alain Aoun, député CPL de Baabda, a assuré que sa formation continuera à « tendre la main pour parvenir à une solution adéquate ». « Nous ne réclamons que nos droits, alors qu'eux (la majorité) adoptent depuis quatre ans une politique de marginalisation », a-t-il estimé.

Wahhab : La Justice contre les Télécoms
Abondant dans le même sens, le ministre sortant des Télécoms, Gebran Bassil, a déclaré : « Depuis 1990, nous avons beaucoup donné. Nous n'aurons pas honte de dire que nous allons récupérer ce qu'on nous a pris. Nous le ferons avec fierté, en tendant la main et dans le cadre d'un partenariat réel. »
Youssef Khalil, député aouniste du Kesrouan, a pour sa part défendu le maintien de Gebran Bassil aux Télécoms, en estimant qu'il est « capable d'assumer le poids de ce ministère » et qu'il a un programme de réformes en cours. « Ce ne serait donc pas une erreur si on lui permettait de rester à son poste et de poursuivre le programme qu'il a entamé. »
Cependant, l'ancien ministre Wi'am Wahhab a implicitement avalisé dans le principe, mais sous condition, la perte pour l'opposition du ministère des Télécoms, ainsi d'ailleurs que celui de l'Énergie.
« Il faut des concessions des deux parties. Tout comme le général Aoun a offert quelques concessions lors des négociations, il reste au Premier ministre désigné de présenter des offres acceptables pour l'opposition et de proposer des ministères sérieux en échange des portefeuilles des Télécoms et de l'Énergie », a-t-il déclaré.
De façon plus explicite, M. Wahhab a ajouté : « À mon avis personnel, attribuer au général Aoun les ministères de l'Éducation, de la Justice, des Affaires sociales et de l'Agriculture pourrait régler le problème et constituer une issue pour tout le monde, et ce dans les prochaines heures. Je dis cela en coordination avec le général. »
Résumant le mieux l'état d'esprit actuel des divers milieux de la minorité parlementaire, le député Ali Hassan Khalil, membre du Bloc de la libération et du développement (Berry), a souligné hier que l'ensemble des données intérieures et extérieures augurent d'une mise sur pied rapide d'un cabinet.Cependant, a ajouté M. Khalil, « nous sentons que nous avons toujours besoin de quelque chose de plus, d'un coup de pouce, et cela nous pouvons l'assurer en poursuivant le dialogue et en nous écartant de tout ce qui contribue à accroître la tension par le biais des médias ».« Il est honteux pour nous tous de nous regarder sombrer dans le cercle vicieux de la formation du gouvernement », a...
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