Le mouvement palestinien Hamas a rejeté vendredi le décret du président Mahmoud Abbas convoquant des élections générales en janvier 2010, le jugeant "illégal et inconstitutionnel".
"Ce décret est un coup dur pour les efforts égyptiens" en vue d'une réconciliation palestinienne, a dit à Gaza le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dénonçant une "tentative délibérée d'Abou Mazen (surnom de M. Abbas) de renforcer la division et d'accaparer la scène palestinienne".
"C'est une décision illégale et inconstitutionnelle", a affirmé le porte-parole du Hamas, en affirmant que "le mandat du président de l'Autorité palestinienne a expiré et que ce dernier n'est plus habilité à émettre de tels décrets".
Le mandat du président Abbas, élu en janvier 2005, devait expirer en janvier 2009 mais il a été prorogé par l'Autorité palestinienne d'un an aux termes d'une disposition de la loi électorale stipulant la tenue des scrutins législatif et présidentiel en même temps. Le Hamas a contesté cette prorogation.
En vertu de la Loi fondamentale palestinienne, M. Abbas devait proclamer la date des élections générales trois mois avant leur tenue.
Le 24 janvier 2010 est la date de l'expiration du mandat de quatre ans du Conseil législatif palestinien (CLP, le Parlement de l'Autorité palestinienne), élu en 2006. Ces élections avaient été remportées par le Hamas.
Le Hamas et le Fatah de M. Abbas sont à couteaux tirés depuis que le mouvement islamiste s'est emparé par la force de la bande de Gaza en juin 2007, délogeant les forces loyales à M. Abbas après 18 mois de coexistence houleuse au pouvoir.
"Ce décret est un coup dur pour les efforts égyptiens" en vue d'une réconciliation palestinienne, a dit à Gaza le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dénonçant une "tentative délibérée d'Abou Mazen (surnom de M. Abbas) de renforcer la division et d'accaparer la scène palestinienne".
"C'est une décision illégale et inconstitutionnelle", a affirmé le porte-parole du Hamas, en affirmant que "le mandat du président de l'Autorité palestinienne a expiré et que ce dernier n'est plus habilité à...

