Histoire. La « Felix Austria », c'est du passé. La fin de carrière de Hermann Maier retentit symboliquement comme le glas d'un empire. Mais la vie d'une fédération ne s'arrête pas avec la retraite d'un champion, fût-il un des plus grands de l'histoire, et il y a des jeunes de grand talent au sein de la Maison d'Autriche, à commencer par Marcel Hirscher. Ne manque que la densité, socle des succès sans limites de la Wunderteam à la fin des années 90.
Coucou suisse. Après une longue traversée de la montagne, la Suisse a retrouvé un rang plus conforme à sa tradition. Elle a ainsi l'Autriche au tableau des médailles lors des championnats du monde à Val-d'Isère, en février 2009. Un bémol néanmoins : elle compte pas mal de blessés dans ses rangs.
Défections. Les absents sont légion pour les traditionnels trois coups à Solden. L'Autrichienne Marlies Schild (fracture tibia/péroné) et le Finlandais Kalle Palander, victime d'une rechute à l'entraînement, ont reporté leurs espoirs à la mi-novembre à Levi (Finlande), à l'occasion des slaloms. La participation aux Jeux est compromise pour la jeune Suissesse Lara Gut (hanche) et l'Italien Peter Fill (déchirure abdominale). Bode Miller a réintégré l'équipe des États-Unis et reviendra en compétition fin novembre ou début décembre. Le Suisse Daniel Albrecht, gravement blessé en janvier dernier à Kitzbühel (Autriche), doit encore patienter.
Des tenants solides. Kildow-Vonn a tout emporté sur son passage : deux titres mondiaux (descente/super-G), la Coupe du monde générale, confirmant ainsi sa victoire en 2007/2008, ainsi que les deux petits globes de la vitesse. Côté messieurs, Svindal a prouvé qu'il avait de la moelle : de retour d'un sévère accident à Beaver Creek (États-Unis), le Norvégien a gagné au finish le grand globe de cristal.
Canadiens. Pour « ses » Jeux, le Canada s'est préparé de longue date. Le titre mondial de descente, remporté par John Kucera, est un bon viatique pour les « canadian cowboys ».
Raich. Au hit-parade des valeurs sûres trône l'Autrichien Benjamin Raich. Pour la 6e fois de suite, en mars à Are (Suède), le Tyrolien est monté sur le podium de la Coupe du monde générale. Depuis six saisons, la petite musique de Raich se décline ainsi : 3e, 2e, 1er, 2e, 2e, 2e. Une rente.

