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Moyen Orient et Monde

Le conflit a transformé l’OTAN en « cadavre en décomposition »

Les divisions révélées au sein de l'OTAN par le conflit afghan ont transformé l'Alliance en « cadavre en décomposition » qu'il sera quasiment impossible de ranimer, estime l'ancien chef des forces armées canadiennes. Pour le général Rick Hillier, l'Alliance atlantique est « dominée par les jalousies et les petites luttes politiques perverses ». Il déplore son « manque de cohésion, de précision et de professionnalisme » dès le début de la mission afghane. Le général formule ce point de vue dans un livre à paraître la semaine prochaine, A Soldier First : Bullets, Bureaucracy and the Politics of War, que Reuters s'est procuré hier. Le général Hillier, qui a commandé la Force d'assistance internationale à la sécurité (ISAF) en Afghanistan de février à août 2004, a démissionné de la tête de l'état-major canadien l'an dernier. « L'Afghanistan a révélé que l'OTAN était devenue un cadavre en décomposition et il faudra se livrer à un acte de réanimation du type Frankenstein pour injecter à travers ses lèvres pourries un oxygène salvateur dans ses poumons en putréfaction, sans quoi c'en sera fini de l'Alliance », écrit-il. « Si l'Alliance ne parvient pas à arracher la victoire par ses timides efforts (en Afghanistan), elle ne restera pas longtemps en vie sous sa forme actuelle. » Le général déplore qu'en prenant le contrôle de l'ISAF en 2003, l'OTAN n'ait eu « aucune stratégie, aucune vision cohérente de ce qu'il fallait accomplir (...) c'était abyssal ». Il ajoute : « L'OTAN s'était engagée sur une pente qui a détruit en grande partie sa crédibilité et, pour finir, rogné le soutien dont disposait la mission dans chaque pays de l'Alliance. Malheureusement, six ans plus tard, la situation reste la même. »

Les divisions révélées au sein de l'OTAN par le conflit afghan ont transformé l'Alliance en « cadavre en décomposition » qu'il sera quasiment impossible de ranimer, estime l'ancien chef des forces armées canadiennes. Pour le général Rick Hillier, l'Alliance atlantique est « dominée par les jalousies et les petites luttes politiques perverses ». Il déplore son « manque de cohésion, de précision et de professionnalisme » dès le début de la mission afghane. Le général formule ce point de vue dans un livre à paraître la semaine prochaine, A Soldier First : Bullets, Bureaucracy and the Politics of War, que Reuters s'est procuré hier. Le...
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