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Sport - Formule 1 - Euphorie

Jenson Button, nouveau champion du monde, vit sur un nuage

Un drapeau britannique proclamant « Le Grand Button » sur les épaules, Jenson Button a répété encore et encore ces quatre mots qui résonnent si agréablement : « Je suis le champion. »
Le pilote de 29 ans ne s'en lassait pas après avoir terminé cinquième du Grand Prix du Brésil de formule 1 et avoir vu son rêve devenir réalité, être sacré champion du monde.
« Je suis le champion du monde, bébé, et je ne vais pas cesser de le dire », a lancé Button.
« Cette course est pour moi probablement la meilleure que j'ai jamais courue. Je sais que c'est dû à l'émotion mais aussi parce que je sais ce que j'ai dû accomplir pour que cela arrive. »
Au lendemain de la déception d'une 14e place sur la grille de départ à l'issue de qualifications disputées sous des trombes d'eau, Jenson Button est parvenu à puiser au fond de lui les ressources nécessaires pour aller chercher les points dont il avait besoin pour être sacré.
Il a braillé « We are the champions, my friends », dans la radio de son écurie Brawn GP lors du dernier tour, a bondi de sa monoplace pour aller étreindre son père John, qui sanglotait comme un enfant, puis embrasser ses mécaniciens.

« Une fin de conte de fées »
« Il a seulement dit "je suis champion du monde" - enfin, il le hurlait - sans arrêt », a dit Button père, une flûte de champagne à la main.
Les nuits sans sommeil et les tourments intérieurs sont désormais derrière lui.
« C'est plus qu'un soulagement. Vous ne gagnez pas le championnat du monde et ressentez du soulagement », a dit le Britannique qui s'interrogeait sur son avenir en F1 il y a un an à peine, quand Honda s'est retirée de la compétition et avant que Brawn GP ne succède à l'écurie japonaise.
« C'est la fin d'un conte de fées.
« Tous les mauvais et les bons souvenirs vous traversent l'esprit, pas seulement ceux de cette année mais aussi ceux des années précédentes passées dans ce sport.
« Les dernières courses ont été très stressantes pour moi.
« J'ai lu trop de journaux et de magazines, avec leurs commentaires négatifs... Il y a eu aussi de bonnes choses écrites sur nous cette année. Cette équipe a tout fait très bien. »
« C'est super d'être assis ici en tant que champion du monde et moi, je pense que je le mérite totalement. Je le suis. Je suis champion du monde et je vais le répéter toute la nuit. »
Button a également révélé qu'il s'était senti physiquement mal après son revers de samedi, assis dans sa chambre après que son plus dangereux rival et coéquipier Rubens Barrichello eut décroché la pole position.

Seul face à ses démons
Luttant pour marquer des points lors des derniers Grands Prix, Button a avoué avoir connu une fin de saison stressante, après un départ tonitruant. Sa petite amie, Jessica Michibata, mannequin argentino-japonaise, ne l'a pas accompagné au Brésil et il a dû faire face à ses démons tout seul.
« Sans Jessica, j'étais seul avec moi-même », a-t-il souri. « J'ai demandé aux gars s'ils pouvaient venir et rester dans ma chambre la nuit dernière car je savais que cela serait une nuit difficile, mais ils ne l'ont pas fait. »
« C'est étrange car j'avais rêvé dans la nuit de vendredi que les qualifications allaient être terribles et elles l'ont été. J'ai aussi rêvé cette nuit que j'allais remporter le championnat du monde ce week-end. Peut-être qu'il y a du vrai dans les rêves. »
« Je suis au sommet. Je suis champion du monde. Quels autres mots puis-je utiliser ? » a-t-il dit. « Cela peut paraître sans intérêt. Mais cela ne l'est pas. Je vais profiter de ce moment comme vous ne pouvez pas l'imaginer.
« Vous pouvez faire ça quand vous gagnez, n'est-ce pas ? »
Le pilote de 29 ans ne s'en lassait pas après avoir terminé cinquième du Grand Prix du Brésil de formule 1 et avoir vu son rêve devenir réalité, être sacré champion du monde.« Je suis le champion du monde, bébé, et je ne vais pas cesser de le dire », a lancé Button.« Cette course est pour moi probablement la meilleure que j'ai jamais courue. Je sais que c'est dû à l'émotion mais aussi parce que je sais ce que j'ai dû accomplir pour que cela arrive. »Au lendemain de la déception d'une 14e place sur la grille de départ à l'issue de qualifications disputées sous des trombes d'eau, Jenson Button est parvenu à puiser au fond de lui les ressources...
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