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Moyen Orient et Monde - Afghanistan

Grand jeu diplomatique pour trouver une issue à la présidentielle

D'intenses efforts diplomatiques se poursuivaient hier pour trouver une issue à la controversée présidentielle afghane, alors que les deux principaux candidats semblent « prêts à travailler ensemble », selon le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. Selon diplomates occidentaux et responsables afghans, il s'agit de convaincre le président sortant Hamid Karzaï d'accepter le résultat du scrutin, donc sans doute un second tour, ou à défaut un accord politique avec son principal rival, l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, qui du coup obtiendrait des compensations. « Je suis inquiet car il semble que tout le monde ne soit pas prêt à accepter les résultats », toujours pas annoncés, a confié à Kaboul M. Kouchner, se référant à M. Karzaï. L'élection du 20 août a été entachée de nombreuses accusations de fraude massive. Principal accusé, M. Karzaï est en tête, selon des résultats préliminaires non purgés des bulletins de vote frauduleux, avec 54,6 % des voix contre 27,8 % à M. Abdullah. L'annonce des résultats définitifs semble imminente. « Si aucun candidat n'atteint 50 % (...), il y aura un second tour », a estimé M. Kouchner, l'un des nombreux hauts responsables occidentaux à avoir parlé aux deux candidats pour tenter de débloquer la situation. Mais un second tour à la participation incertaine (37,8 % au premier tour) n'arrangerait pas grand-monde, risquant de déstabiliser un pays déjà fragilisé par l'intensification de l'insurrection, jugent les observateurs, pour qui la solution la plus simple serait un arrangement à l'amiable entre les deux hommes.
La crise politique en cours exacerbe l'impatience occidentale face au conflit afghan, où plus de 100 000 soldats étrangers se battent contre les talibans. Le commandant des forces internationales sur place réclamerait 40 000 soldats supplémentaires au président américain Barack Obama, qui n'a pas encore tranché.
D'intenses efforts diplomatiques se poursuivaient hier pour trouver une issue à la controversée présidentielle afghane, alors que les deux principaux candidats semblent « prêts à travailler ensemble », selon le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. Selon diplomates occidentaux et responsables afghans, il s'agit de convaincre le président sortant Hamid Karzaï d'accepter le résultat du scrutin, donc sans doute un second tour, ou à défaut un accord politique avec son principal rival, l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, qui du coup obtiendrait des compensations. « Je suis inquiet car il semble que tout le monde ne soit pas prêt à accepter les résultats »,...
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