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Moyen Orient et Monde - Conflit Interpalestinien

La signature de l’accord Fateh-Hamas à nouveau reportée

Le mouvement islamiste pourrait accepter de signer « un accord d'entente » et non une « vraie réconciliation qui nécessite un climat approprié ».
« L'Égypte reporte la signature de l'accord » qui était prévue le 26 octobre au Caire, a déclaré un responsable égyptien. Il s'agit du troisième report de la signature d'un accord interpalestinien, en raison des profondes divergences entre les parties. L'Égypte mène depuis des mois une médiation entre le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza. Sans avancer de nouvelle date, ce responsable égyptien non identifié, cité par l'agence de presse MENA, a ajouté que son pays « poursuivrait ses efforts en vue d'assurer le climat propice à la signature et à l'application de l'accord, à la première occasion possible ».
L'accord suggère la tenue d'élections législatives et présidentielle mi-2010. Il stipule le renforcement des forces de sécurité du Fateh sous la supervision des Égyptiens et la libération des personnes détenues par les deux groupes en Cisjordanie et à Gaza. Jeudi, le Fateh avait annoncé avoir remis aux Égyptiens cet accord signé.
Pour justifier le nouveau report, le responsable égyptien a mis en avant « les répercussions de la dispute entre l'Autorité palestinienne et le Hamas sur la gestion du rapport » Goldstone, commandité par l'ONU. Le Hamas reproche au Fateh d'avoir « trahi » ces victimes après que la délégation palestinienne auprès du Conseil des droits de l'homme eut, dans un premier temps, accepté un report d'un vote à l'instance onusienne sur le rapport Goldstone. Le Fateh accuse son rival d'instrumentaliser cette décision.
Sur la chaîne satellitaire al-Jazira, le chef adjoint du Hamas, qui vit en exil à Damas, Moussa Abou Marzouk, a pour sa part assuré que son mouvement entendait signer l'accord de réconciliation, mais expliqué qu'il avait besoin de temps pour « digérer le douloureux incident » lié au rapport Goldstone. « Nous allons répondre dans les heures à venir, ou (au pire) d'ici à un jour, à nos frères égyptiens sur la réconciliation », a-t-il précisé.
Mais d'autres responsables du Hamas ont tenu des propos contraires. Contacté par l'AFP, un haut responsable, Mohammad Nasr, a affirmé de Damas que la position du mouvement n'était pas encore arrêtée et que celui-ci avait « besoin de davantage de temps pour étudier le document égyptien ». Dans une déclaration au journal français Libération, un dirigeant du mouvement à Gaza, Mahmoud al-Zahar, a avancé que le Hamas signerait « un accord d'entente » et non une « vraie réconciliation qui nécessite un climat approprié ». Enfin, la veille, dans un communiqué, le Hamas et d'autres factions palestiniennes basées à Damas avaient fait savoir qu'elles refusaient de signer en l'état l'accord et exigé l'inclusion d'une clause reconnaissant le « droit de résister » à Israël.
La déchirure interpalestinienne remonte à juin 2007 lorsque le Hamas, au terme de combats sanglants, a chassé de Gaza le Fateh, qui ne contrôle plus que la Cisjordanie. En filigrane, selon des analystes, se dessine l'enjeu des élections présidentielle et législatives.
« L'Égypte reporte la signature de l'accord » qui était prévue le 26 octobre au Caire, a déclaré un responsable égyptien. Il s'agit du troisième report de la signature d'un accord interpalestinien, en raison des profondes divergences entre les parties. L'Égypte mène depuis des mois une médiation entre le Fateh du président palestinien Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas, qui contrôlent la bande de Gaza. Sans avancer de nouvelle date, ce responsable égyptien non identifié, cité par l'agence de presse MENA, a ajouté que son pays « poursuivrait ses efforts en vue d'assurer le climat propice à la signature et à l'application de l'accord, à la première occasion...
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