Rechercher
Rechercher

Sport - Jo

Le rugby à l’orée de sa mue olympique

La probable introduction du rugby à VII au programme olympique dès les JO 2016 va induire des bouleversements dans un milieu plutôt iconoclaste et attaché à ses spécificités, en faisant notamment doubler le nombre de fédérations affiliées à l'International Rugby Board (IRB).
Si les quelque 100 membres du Comité international olympique (CIO) invités aujourd'hui à Copenhague à se prononcer sur son sort le décident, le rugby va devoir sortir très vite de son cocon anglo-saxon pour « entrer dans un monde d'universalité », selon les mots de Bernard Lapasset, président français du Board.
Pour avoir négligé cette notion, l'un des piliers de l'esprit olympique, le base-ball et son pendant féminin le soft-ball ont été exclus des JO après ceux de Pékin où ils faisaient seulement leur cinquième apparition.
Composée aujourd'hui de 106 fédérations, l'IRB va devoir s'habituer à penser à 205. « Il va falloir trouver un fonctionnement différent, reconnaît Bernard Lapasset. On a un outil qui existe déjà avec les six organisations continentales et on travaille sur la structuration de fédérations dans de nouveaux pays. » Avec la volonté, toujours, d'abriter XV et VII au sein de la même entité.
Faire pousser des fédérations de rugby comme des champignons offre un avantage indéniable en permettant de les mettre directement au format olympique, d'y intégrer d'entrée des équipes féminines, sans avoir à modifier des fonctionnements historiques et donc à s'opposer à des résistances.
« Reconnue », selon le terme consacré, par le mouvement olympique depuis 1993, l'IRB n'est pas pour autant conforme au cahier des charges du CIO : si elle s'est mise aux normes sur le plan de l'antidopage, ses règlements disciplinaires, inspirés du droit britannique, sont encore très éloignés des standards olympiques.

L'Amérique en 2010, l'Afrique en 2011
« Il faut rebalayer tout le système disciplinaire pour avoir des règles communes à toutes les organisations et les sociétés commerciales » qui gèrent par délégation les grands événements de rugby à XV comme le tournoi des six nations ou la Coupe du monde, explique M. Lapasset. Et faire en sorte bien entendu que ces règles soient acceptables par le CIO.
Le statu quo actuel qui veut que l'IRB et ses sociétés satellites ne reconnaissent pas l'autorité du Tribunal arbitral du sport (TAS), juge suprême du mouvement olympique, en dehors des affaires de dopage, ne pourra ainsi pas perdurer.
Parallèlement à ce toilettage de ses statuts, l'IRB va devoir déployer de vrais efforts pour faire la promotion d'une discipline relativement récente (jouée en tournois depuis le milieu des années 70) souvent occultée par l'historique XV. « C'est la priorité », note M. Lapasset. « Avant de s'intéresser à la restructuration de l'IRB, le CIO va nous demander comment on entend promouvoir le VII. »
La Fédération internationale travaille ainsi déjà dur sur la préparation, voire la création, d'équipes en vue des Jeux panaméricains de 2010 et des Jeux africains de 2011, compétitions phares de deux continents à défricher par l'IRB, à l'exception respectivement de l'Argentine et du Kenya.
À ce titre, l'attribution à Rio de Janeiro des Jeux de 2016 où le rugby sera(it) disputé pour la première fois, est tout un symbole. Le stade Vasco de Gama y sera(it) dédié aux épreuves de VII et restera(it), après les JO, la première enceinte brésilienne entièrement dédiée au rugby.
La probable introduction du rugby à VII au programme olympique dès les JO 2016 va induire des bouleversements dans un milieu plutôt iconoclaste et attaché à ses spécificités, en faisant notamment doubler le nombre de fédérations affiliées à l'International Rugby Board (IRB).Si les quelque 100 membres du Comité international olympique (CIO) invités aujourd'hui à Copenhague à se prononcer sur son sort le décident, le rugby va devoir sortir très vite de son cocon anglo-saxon pour « entrer dans un monde d'universalité », selon les mots de Bernard Lapasset, président français du Board.Pour avoir négligé cette notion, l'un des piliers de l'esprit olympique, le base-ball...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut